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Tunisie : couvre-feu après des violences impliquant des salafistes

Un couvre-feu nocturne a été décrété hier soir sur le grand Tunis et dans quatre régions du pays après des violences sans précédent attribuées à des groupes salafistes et de casseurs qui s'en sont pris à des bâtiments administratifs.

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Le couvre-feu, annoncé mardi peu avant 20h00 locales, est en vigueur de 21h00 à 05h00 du matin et couvre le "Grand Tunis" (qui comporte quatre gouvernorats) et les gouvernorats de Sousse (est), Monastir (est), Jendouba (nord-ouest), et Medenine (sud), selon un communiqué du gouvernement tunisien.

C'est la première fois depuis mai 2011 que la capitale tunisienne est soumise à un couvre-feu. L'Etat d'urgence est toujours en vigueur dans le pays depuis le soulèvement qui a abouti à la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011.Cette mesure fait suite à une série de violences qui ont éclaté simultanément dans plusieurs régions du pays dans la nuit de lundi à mardi et qui se sont poursuivies dans la journée d'hier.

Les troubles seraient liés à une exposition à La Marsa (banlieue nord de Tunis) qui s'est tenue du 2 au 10 juin, et dont des oeuvres ont été jugées offensantes pour l'islam.

Le gouvernement, s'il a durci le ton envers les fauteurs de troubles et dénoncé "des actes terrosristes qui seront punis", a également annoncé mardi son intention de porter plainte contre les organisateurs de l'exposition controversée, et a décrété la fermeture du palais Abdellia jusqu'à nouvel ordre.

De passage à Paris le 31 mai dernier, le ministre du Tourisme tunisien, Elyes Fakhfakh avait rappelé que les salafistes n'étaient que quelques milliers en Tunisie dont seulement une centaine de jihadistes et que "les Français ne doivent pas s'inquiéter", rappelant que depuis la Révolution jamais aucun incident n'avait visé un touriste. "Les salafistes donnent une image fausse, un peu agressive de la Tunisie alors qu'elle est connue pour sa modération et son accueil".

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