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Seattle veut sortir de l’ombre

La voisine américaine de Vancouver a déjà conquis des entreprises internationales. Avec le vol direct d’Air France, la porte d’entrée de l’Etat de Washington cherche sa place sur l’échiquier touristique.

C’est en Airbus A330 qu’Air France relie directement Paris à Seattle (Etat de Washington) cinq à six fois par semaine, depuis juin 2007. Pour sa part, KLM opère un vol quotidien au départ d’Amsterdam. Le fort potentiel de voyageurs d’affaires et la plaque tournante qui permet de rejoindre 18 destinations au départ de Seattle ont permis rapidement la pérennité de ce vol. De juin à octobre dernier, Air France a ainsi transporté 32 000 passagers vers la métropole du Nord-Ouest (au-delà des prévisions), et la ligne s’est progressivement imposée alors même que la région est moins fréquentée que d’autres Etats américains.

Le temps de vol, désormais raccourci (10 heures environ), offre l’opportunité aux touristes français (en particulier ceux qui vont aux Etats-Unis pour un deuxième ou troisième voyage) de découvrir une ville de 3 millions d’habitants bâtie au coeur d’une région qui ravira les amoureux des grands espaces. Avec ses montagnes (le mont Rainier culmine à plus de 5 000 mètres et la chaîne des Cascades se prête à toutes les glisses), ses forêts et sa côte Pacifique, l’Etat de Washington a bien des atouts. Son gigantesque domaine viticole n’est pas le moindre…

Seattle elle-même, jusqu’alors cantonnée à n’être qu’une porte d’entrée vers les parcs de l’Ouest et le Canada tout proche, prend du coup ses aises dans les catalogues des TO, qui sont désormais plus de 40 à proposer des circuits ou autotours au départ de la ville (Vacances Fabuleuses, Jetset, Comptoir des Etats-Unis, Aventuria, Kuoni…). Deux ou trois jours sont en général consacrés à la découverte de la métropole qui inspira Jimmy Hendrix et Kurt Cobain, héros de l’EMP (Experience Music Project). Ce vaste espace interactif, imaginé par l’architecte Frank Gehry, constitue l’un des piliers culturels de la ville.

Pike Place Market (un marché artisanal où les étals regorgent de produits du Pacifique), Pionner Square et ses galeries d’Art et verriers qui se disputent l’espace aux terrasses de café, sont autant d’autres pôles d’intérêt qui justifient un vrai séjour. Sans oublier un zoo et un aquarium, des parcs, musées, sites industriels et grands magasins. Autant d’attractions proposées dans le Go Card, un pass coupe-file qui offre jusqu’à 34 % de réduction sur les prix d’entrée. Agréable à parcourir à pied, notamment autour du lac et le long de ses marinas océanes, Seattle est enfin le point de départ idéal pour l’observation des baleines et des orques qui croisent autour des îles San Juan, et pour des croisières vers l’Alaska (avec 200 départs proposés par les différents opérateurs).

Une brochure dans la langue de Molière

Prêt à décupler ses efforts de promotion, le Seattle’s Convention and Visitors Bureau, qui annonçait moins de 20 000 visiteurs français en 2006, s’attend à voir la destination progresser très vite. A ce titre, il a édité pour la première fois une brochure en français à l’automne dernier. Destinée au grand public et aux professionnels, elle est distribuée par Express Conseil, qui représente l’Etat de Washington en France.

Seattle prépare en outre le terrain pour les jeux Olympiques d’hiver de 2010, qui se dérouleront à Vancouver, à 2 h 30 de route. Les autorités estiment que 30 % des voyageurs arriveront par l’aéroport de Seattle pour assister à l’événement. Des visiteurs que la ville entend bien convaincre de séjourner quelques jours.

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