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René-Marc Chikli (Seto) : « La priorité, c’est de sauver les entreprises »

L’interdiction aux Européens d’entrer aux Etats-Unis pendant un mois en raison de l’épidémie de Covid-19 impacte des centaines de milliers de clients, et plonge – un peu plus – les TO dans la crise.

« Une catastrophe » pour les voyagistes français : voilà comment René-Marc Chikli, le président du Syndicat des entreprises de tour-operating (Seto) qualifie la décision américaine d’interdire l’entrée aux Etats-Unis des voyageurs européens, pendant un mois. « C’est la pire des nouvelles pour les compagnies aériennes, et c’est la pire des dispositions pour nous », commente l’ancien dirigeant de Jet tours.

« Au total, entre les voyages à forfait (hébergement+vols, NDLR) et les prestations sèches (vols principalement), on estime qu’il y a 100 000 clients concernés au niveau des tour-opérateurs français sur mars et avril », chiffre René-Marc Chikli. Avant une réunion au Quai d’Orsay, dans l’après-midi, pour faire un point sur les destinations, et une rencontre avec le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne prévue mardi, le patron du Seto planche désormais sur l’élaboration d’un « plan de survie pour les entreprises ».

Les délais de paiement encore pointés du doigt

« Nous devons absolument trouver un accord avec les consommateurs, pour éviter de faire face à des demandes massives de remboursement qu’on ne pourrait pas assumer », précise René-Marc Chikli. « Il va falloir trouver le juste équilibre entre les intérêts des consommateurs, et les besoins de trésorerie des tour-opérateurs et des agences de voyages. La question des règles de paiements entre les agences et les TO va s’imposer, car on ne peut pas regarder l’autre mourir ».

Avec cette référence évidente aux délais de paiement entre distributeurs et producteurs, René-Marc Chikli remet sur la table un sujet qui irrite les deux camps, depuis de longues années. « Il faut qu’on trouve des solutions intelligentes, entre nous. C’est une question de juste répartition de la trésorerie entre les uns et les autres ». Enfin, lors de ses prochains rendez-vous avec les ministères, le Seto va demander « des dégrèvements, voire des allègements de charges » pour les entreprises impactées.

« On ira jusqu’au bout », prévient René-Marc Chikli, pour qui « les procédures juridiques et de prélèvements ne sont plus du tout adaptées à la situation. La priorité, désormais, c’est de sauver les entreprises ».

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