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Plongée avec Fram au coeur d’Hurghada

Depuis un an, Katia Volfin tient les rênes de l’agence Eurafrique à Marseille, qui porte l’enseigne Jet tours. Plongeuse confirmée, ses vacances riment parfois avec découvertes subaquatiques, souvent avec aventure.

J e connaissais déjà les fonds marins d’Hurghada, en Egypte, pour les avoir explorés lors de deux croisières-plongée en mer Rouge. En revanche, j’ignorais tout des hôtels de la destination. L’éductour organisé en mai par Fram, mon premier voyage avec ce TO, m’a permis de combler cette lacune.

Les quatre jours passés sur place m’ont donné l’occasion de découvrir des complexes hôteliers de qualité. J’ai vite constaté qu’il était plus sympathique d’être hébergé en dehors de la ville d’Hurghada, dont l’intérêt est limité. Moderne, elle n’a pas beaucoup de charme, et la propreté en dehors des infrastructures touristiques laisse parfois à désirer. Et, en ce moment, de nombreuses grues de chantier dégradent le paysage !

Bien sûr, le choix de l’hôtel dépend des attentes des clients. Le Club Azur [le nouveau Framissima, ndlr] et le Royal Azur, qui sont côte à côte, ont tout pour satisfaire un large public, en particulier les familles. J’ai été enchantée par les chambres – spacieuses et claires -, le sourire du personnel, la qualité des buffets et des animations. Mais il s’agit avant tout d’hôtels balnéaires, on n’y séjourne pas pour la plongée proprement dite, même si le bureau d’excursions propose de découvrir les fonds marins, à environ trente minutes en navette.

Des fonds merveilleux, mais très disputés

Pour les plongeurs confirmés, je recommande plutôt le Safir. Cet hôtel abrite un centre de plongée en plus d’offrir un bon rapport qualité-prix. Un seul regret : sa plage est petite. Quant à l’Intercontinental, avec son ambiance feutrée, il est plus adapté à une clientèle assez select et aux couples.

Je savais déjà qu’Hurghada convenait à tous les profils de plongeurs. Mais je n’ai pas hésité à me mouiller une nouvelle fois pour le vérifier ! Une descente dans les eaux chaudes et calmes m’a permis de constater que la visibilité était excellente et surtout, que la richesse des fonds est impressionnante, car a priori mieux préservés qu’à Sharm el-Sheikh, où j’ai déjà plongé. Pour les personnes qui effectuent un baptême, on ne peut rêver meilleures conditions.

La mer Rouge offre sans doute le meilleur rapport qualité-prix du monde pour la plongée, avec des fonds bien plus beaux que dans les Antilles et bien plus accessibles qu’en Méditerranée. Mais il y a parfois une forte affluence en mer. Quand nous avons plongé avec le centre partenaire de Fram, sur un site au large de l’hôtel Safir, il y avait une bonne centaine de plongeurs !

Ni grande plage de sable fin, ni cocotiers

Le côté balnéaire, que mettent en avant les TO en ce moment, m’a moins séduite. Il n’y a ni grande plage de sable fin ni cocotiers. Toutefois, la mer est bordée de montagnes désertiques, ce qui donne un charme incomparable à la destination. Il faut seulement prévenir les clients qu’on est loin des paysages luxuriants des Antilles. Malgré tout, Hurghada semble une belle alternative à Djerba en Tunisie, à conseiller aux voyageurs souhaitant un panaché plongée-culture. C’est une solution intéressante quand, au sein d’un couple, l’un des deux ne plonge pas. Le cas s’est présenté dans mon agence. J’ai proposé un séjour au Royal Azur avec, pour la femme, des plongées le matin. Pour le mari, un baptême et une excursion à Louxor ou dans le désert. Chaque après-midi, le couple se retrouvait. Bref, un excellent compromis !

J’ai apprécié la richesse des fonds marins et le calme des eaux, idéal pour des plongeurs débutants

Mieux vaut être hébergé en dehors d’Hurghada, dont l’intérêt est limité

Je n’ai pas aimé les nombreux chantiers en cours qui polluent le paysage.

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