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Les licences tourisme en attente de réforme

Le nouveau BTS Tourisme a vocation à être complété par une troisième année d'étude. Mais les programmes de ces spécialisations ne sont pas forcément adaptés aux besoins du marché.

À la rentrée 2012, les anciens BTS AGTL (Animation et gestion touristiques locales) et VPT (Ventes et promotions touristiques) disparaîtront au profit d'une formation unique. Une réforme qui s'inscrit « dans l'esprit d'une intégration complète et réaliste du système européen du L.M.D », explique la FFTST (Fédération Française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme). Les étudiants sortant de BTS, qui sont déjà près d'un tiers à poursuivre leurs études, seront donc davantage incités à se spécialiser. Mais pour l'instant, les contenus des programmes de licences n'ont pas été adaptés pour s'inscrire dans la continuité du nouveau BTS.

INADÉQUATION ENTRE L'OFFRE ET LA DEMANDE

Pour la FFTST, les programmes de ces formations doivent donc « nécessairement et considérablement » être modifiés afin de correspondre « à une réelle et vraie spécialisation » et de répondre aux attentes des professionnels. D'après une enquête commandée par la DGCIS, il existe ainsi une inadéquation quantitative et qualitative entre l'offre de formation supérieure dédiée au tourisme et les besoins des employeurs. 14 % des répondants diplômés depuis 1 à 3 ans sont en recherche d'emploi et un actif diplômé sur quatre ne travaille pas dans le domaine du tourisme.

L'offre de formations, diluée, est peu lisible, expliquent étudiants et professionnels. Uniquement au niveau des licences professionnelles, 5 à 10 formations par an ont été créées depuis 2001. Or, d'après l'enquête de la DGCIS plus de la moitié des anciens étudiants de licence professionnelle « estiment qu'ils auraient pu occuper leur fonction sans suivre la formation ». Un constat confirmé par Annette Masson, présidente de la FFTST. « Sur plus de soixante licences qui existent, 80 % pourraient être revues » ajoute-t-elle. De fait, les postes occupés par les étudiants sortant de licence ou de BTS sont souvent les mêmes, et pour des salaires identiques. « Si j'avais su que je ne trouverais qu'un poste d'agent de comptoir, et dans une entreprise qui paye au Smic, je n'aurais pas continué » explique Pierre, un ancien de l'IEFT.

Au-delà des programmes, la réforme des licences devra également passer par une modification des systèmes de recrutement, afin de privilégier les BTS Tourisme, estime Annette Masson. Mais ce chantier prendra du temps. L'éducation nationale, qui travaille sur le sujet, à de moins en moins de marge de manoeuvre depuis la réforme de l'autonomie des universités. Coordonner une réflexion associant les formations dispensées par des établissements privés, les universités, et intégrant les diplômes non reconnus par l'État reste une gageure.

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