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Le tourisme social, un moteur de l’économie locale

Les 580 villages de vacances de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air ont rapporté 300 millions d’euros aux territoires et assuré 8 000 emplois en 2012.

L’ Unat (Union nationale des associations de tourisme de plein air), qui regroupe les acteurs français du tourisme social, veut que l’on prenne conscience de l’importance de ses activités. Les 580 villages de vacances de France membres de l’association ont rapporté l’an dernier 300 M E aux économies locales et assurés, directement ou indirectement, l’emploi de 8 000 équivalents temps plein, selon une étude présentée la semaine dernière.

Dans le détail, chaque village génère près de 800 000 E par an de recettes pour les commerces qui l’environnent : 511 000 E de dépenses sont effectuées par les vacanciers (restauration, essence, achats de souvenirs, loisirs divers…) alors que 280 000 EE proviennent des villages (alimentation, mobilier, entretien, énergie, fournitures…). Sur la haute saison estivale, qui concentre 46 % du total des dépenses annuelles, l’étude indique que les vacanciers ont dépensé en moyenne 135 E par jour en 2012, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à 2005.

« Les villages de vacances sont bien souvent des poids lourds dans le tissu économique local, voire la locomotive, surtout sur les territoires ruraux, et constituent un enjeu essentiel dans le tourisme global de ces régions », explique Carine Bertrand, du cabinet Somival, qui a réalisé l’étude. 45 % des villages sont en effet situés en milieu rural.

UNE ACTIVITÉ À DIMENSION SOCIALE

Au-delà de ce rôle d’aménagement du territoire et de développement local, l’Unat met également en avant la dimension sociale de son activité, certains de ses membres modulant leurs tarifs par rapport à des critères sociaux. Dans une précédente étude, l’association notait la « faible augmentation du coût par nuitée depuis 4 ans(…) malgré l’augmentation de sa fiscalité, des charges fixes et variables, l’impact de certaines mesures normatives et la poursuite du désengagement de l’État en matière d’aides ».

Les acteurs associatifs déplorent en effet que la croissance du parc de résidences privées soit portée par les lois de défiscalisation alors que les aides pour le tourisme social se réduisent depuis 2005. D’après l’Unat, les acteurs du tourisme social et associatif ont contribué au budget des collectivités et de l’État à hauteur de 205 M E en impôts, taxes et charges sociales en 2011 contre 29,5 M E d’aides reçues. « On s’inscrit dans la réduction de la fracture touristique, mais en montrant que nous sommes des acteurs professionnels », rappelle Patrick Brault, président de l’Unat. Ses 600 membres réalisent un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,6 Md E pour 4,5 millions de clients.

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