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Le tourisme durable pour lutter contre la pauvreté

Des experts préparent des propositions pour que le secteur soit d’avantage intégré dans les stratégies de développement des États.

Le tourisme constitue la principale source de devises pour la moitié des 49 pays les moins avancés (PMA), où il représente jusqu’à 40 % du produit intérieur brut. L’activité, quand elle est durable, est reconnue comme un levier important pour le développement de ces pays, dont sept (Cambodge, Maldives, Kenya…) concentrent près de la moitié des recettes touristiques. Le tourisme durable a un effet d’entraînement sur des activités comme l’agriculture, le bâtiment, les transports ou l’artisanat, et peut améliorer, dans le cas d’une juste redistribution des revenus, les conditions de vie des populations. C’est sur ce constat que des experts internationaux se sont réunis à Caen, du 12 au 14 octobre, dans le but de préparer des propositions qui seront présentées à la quatrième Conférence des Nations unies sur les PMA, prévue en Turquie en 2011. « Nous souhaitons que les bailleurs de fonds, les responsables des politiques publiques et les organismes internationaux prennent en compte les potentialités du tourisme durable comme facteur de croissance », explique Gilles Beville, président de l’Association pour un tourisme équitable et solidaires (Ates) et représentant à la réunion du ministère des Affaires étrangères et européennes, qui a financé la rencontre. La France est engagée dans une stratégie d’appui au secteur productif de ces pays, grâce à des partenariats ou à des assistances techniques. Après une phase de formation auprès des institutions initiée par le ministère, l’Agence française de développement accompagne ainsi la réhabilitation et la valorisation du patrimoine de la région de Saint-Louis du Sénégal. Mais ces exemples sont rares. « Depuis dix ans, nous avons défini beaucoup de principes. Mais ils n’ont pas été traduits en actions concrètes. Les budgets sont très faibles », explique Gilles Beville.