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Le tourisme durable impose sa voie

Si ce mouvement se généralisait, il pourrait signifier la fin du tourisme, ou du moins, la fin d’une certaine conception du tourisme. Le « slow  travel » inquiète certains professionnels. Cette tendance, identifiée par le magazine Newsweek, qui lui consacrait récemment sa couverture, prône un tourisme plus lent, plus écologique et socialement responsable. Quitte à voyager moins loin, à limiter le recours au transport aérien et à séjourner de préférence dans un eco resort de 30 chambres! 

Pressés de répondre à cette nouvelle demande des consommateurs, les décideurs du tourisme mondial ont placé le développement durable à l’ordre du jour du Sommet mondial du tourisme et du voyage, organisé du 10 au 12 mai par le World Tourism and Travel Council. La plupart des chaînes hôtelières, comme Marriott ou Jumeirah  ont ainsi mis en place des programmes de réduction drastique de leur consommation d’énergie, et développé des programmes de formation des populations locales. Sonu Shivdasani, pdg de Six Senses Resorts & Spa, a pour sa part annoncé que sa chaîne hôtelière ne produira plus aucun émission de carbone d’ici 2008. D’autres opérateurs proposent à leurs clients de racheter leurs émissions de carbone, via des associations qui financent des projets écologiques sur la planète, à l’instar de Voyageurs du Monde ou d’Easyjet.

Mais les attentes des consommateurs vont bien au-delà. Les participants du sommet de Lisbonne ont mis l’accent sur la nécessité d’innover et d’inventer le tourisme de demain. Nous sommes pétris de préjugés. Nous sommes convaincus qu’il y a deux saisons, que les clients veulent des brochures et ont besoin de tour-opérateurs. Peut-être nous trompons-nous sur tous ces points a déclaré Armin Meier, pdg de Kuoni.

Pressés par les consommateurs, mais aussi par les gouvernements qui songent à mettre en place des taxes, les professionnels du tourisme prennent enfin au sérieux le développement durable.