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Le Sénégal a autre chose à offrir que du balnéaire

Régine Claverie, 46 ans, est chef de comptoir chez Béarn Tourisme/Selectour. En novembre 2003, elle a participé à un éductour de STI Voyages au Sénégal.

Je suis allée au Sénégal la première fois il y a huit ans, pour participer aux Olympiades de Fram. A l’époque, nous n’étions pas beaucoup sortis du Palm Beach à Saly, mais déjà, la gentillesse et la spontanéité de la population sénégalaise m’avait touchée. L’éductour organisé par STI Voyages m’a fourni l’occasion d’approfondir la rencontre. D’autre part, le circuit proposé était plutôt original. La preuve que le Sénégal a autre chose à offrir que du balnéaire. Cela m’a donné un argument de vente supplémentaire.

Nous avons atterri à Dakar. Dans cette capitale moderne et occidentalisée, les contrastes sautent aux yeux. Le Sofitel où nous avons passé la première nuit, et les bâtiments modernes du centre d’affaires, côtoient, deux rues plus loin, l’Afrique traditionnelle et colorée. Notre première visite nous a plongés dans l’histoire du pays. Nous avons embarqué pour l’île de Gorée, à un quart d’heure en bateau du port de Dakar, sur laquelle se trouve l’ancienne Maison des esclaves. Le conservateur est passionnant et m’a fait prendre conscience de la responsabilité partagée des négriers et des riches Sénégalais dans l’esclavage.

De retour à Dakar, nous avons dû affronter des embouteillages monstres pour rejoindre le Lac rose à 30 km au nord-est de la capitale. C’est un grand lagon à quelques centaines de mètres de l’océan, entouré de dunes et de filaos. Sa couleur, qui varie du rose au mauve en fonction de l’intensité des rayons solaires, est impressionnante. J’aurais aimé que nous rencontrions les ramasseuses de sel. Mais ce sont les vendeurs à la sauvette qui nous attendaient !

Sur les traces de Saint- Exupéry à Saint-Louis

La route a été longue pour rejoindre Saint-Louis, l’ancienne capitale jusqu’en 1958. C’est aussi une ville qui compte dans l’histoire de l’Aéropostale. J’aime bien les villes qui ont une âme. L’hôtel de la Poste où descendait Saint-Exupéry exploite bien ce côté mythique. Saint-Louis, c’est aussi le vrai visage de l’Afrique. Le marché aux poissons, dont les odeurs pourront incommoder certains, montre la richesse du Sénégal, mieux loti que d’autres en Afrique.

Nous avons quitté Saint-Louis pour visiter N’Guélack et son école, et offrir au chef du village des fournitures scolaires. Nous l’avons fait aussi pour le village de Loumpoul. Cette rencontre avec la population de villages retirés était inattendue. Passée la première gêne mutuelle, une relation vraie s’est instaurée. Il n’y avait pas de voyeurisme et j’ai trouvé l’approche des guides très respectueuse. Les chefs de village insistent sur la nécessité de ne pas inciter les enfants à mendier en leur distribuant des cadeaux, même si on croit leur faire plaisir. Les petits ne comprennent pas pourquoi leurs parents se donnent tant de mal alors qu’eux n’ont qu’à tendre la main pour recevoir quelque chose.

Nous avons poursuivi vers le désert pour passer une nuit en bivouac. Je ne pensais pas trouver des paysages aussi arides au Sénégal. Nous n’étions qu’à quelques kilomètres de l’océan au milieu des dunes. Entendre la mer au loin était fascinant. Le lendemain, nous avons mis le cap sur Saly, la station balnéaire du pays qui conviendra à ceux qui cherchent une ambiance plus standardisée. Le domaine de Nianing m’a également beaucoup plu. Le concept écologique qui y prévaut est un mode de développement intelligent pour l’Afrique. Le challenge en quad dans la savane a bien conclu le séjour et a mis du piment dans ce voyage d’étude.

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