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La lente transition énergétique des acteurs du tourisme

Les mesures mises en place par les compagnies aériennes et les voyagistes ne suffisent pas à compenser l’augmentation du nombre de voyages.

La semaine du développement durable, organisée du 1er au 7 avril, s’intéresse cette année à la transition énergétique, soit « le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergies fossiles, à une société plus sobre et plus écologique ». La France s’est fixé des objectifs en la matière : réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % et porter la part des énergies renouvelables à 20 % d’ici à 2020.

Le tourisme participe à cet effort. Mais les mesures mises en place par les compagnies aériennes et les TO ne suffisent pas à compenser l’augmentation du nombre de voyages. Air France a ainsi réussi à améliorer son efficacité énergétique de 14 % entre 2000 et 2011. Mais les rejets de CO2 ont progressé de 10 % sur la même période, en raison de l’augmentation de 26 % du nombre de passagers.

LE TOURISME, UN SECTEUR À PART

De manière globale, le nombre de passagers transportés par les compagnies aériennes (2,4 milliards en 2010) devrait tripler d’ici à 2050 et les émissions de CO2, sans rupture technologique, vont continuer à progresser. Comme l’expliquait Jean-Paul Cerron, chercheur à l’université de Limoges, lors d’une conférence sur la question : « si on demande au tourisme une réduction des émissions de gaz à effet de serre comparable à celle d’autres secteurs, il va y avoir un problème ». Le tourisme est en effet dépendant de transports pour lesquels les énergies fossiles sont difficilement substituables.

La situation des voyagistes est plus contrastée. Certains groupes, comme Voyageurs du Monde, ont réduit de manière importante leurs rejets de CO2. Transat, grâce à différentes mesures, comme la mise en place d’une certification LEED-EB pour le siège d’Air Transat, a réduit la consommation d’énergie de ses bureaux de 12 % entre 2009 et 2012. Toutefois, l’essentiel de l’impact d’un voyage – l’hôtellerie et le transport – n’est pas intégré dans le bilan des voyagistes, qui ne font qu’agréger une offre. Et engager ses partenaires dans une démarche durable est un travail sur le long terme. Transat a ainsi lancé un programme de gestion hôtelière responsable. En 2012,162 hôtels se sont engagés à mettre en place au moins une des 55 pratiques exemplaires proposés. Mais pour l’instant, les efforts effectués le sont sur les points les moins coûteux, comme « la réutilisation des draps et serviettes ».

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