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L’évènementiel, une bonne risposte à la crise

 

Nicolas Sarkozy prendra livraison la semaine prochaine d’un rapport sur l’impact économique des grands évènements. Parmi les conclusions du rapporteur, Philippe Augier, maire de Deauville, celle-ci, qui décoiffe :  l’événementiel créerait davantage d’emplois directs que l’automobile et qui plus est, non délocalisables. Les grands évènements sont un élément de relance de l’économie expliquait hier en ouverture de la deuxième édition des Universités d’été de l’évènement à Nantes, Frédéric Bedin, président de l’ANAé  (Association des agences de communication évènementielle) qui a participé à la rédaction de ce rapport. Ils animent et dynamisent la vie publique, accroissent l’attractivité des territoires et créent des emplois à forte valeur ajoutée. Un constat en phase avec la politique menée par la ville de Nantes qui mise à fond sur l’évènementiel.
Pour l’ANAé (qui regroupe 70 agences), c’est  aussi un encouragement en cette période de crise. La filière de l’évènementiel n’est en effet pas épargnée. Elle affiche un chiffre d’affaires global en retrait de 20% par rapport à 2008 qui avait été un bon cru. «  Nous résistons toutefois mieux que le secteur de la communication au sens large », note Frédéric Bedin même si les disparités sont grandes d’une entreprise à l’autre. Les carnets de commandes pour le second semestre sont donc clairsemés avec un manque de visibilité total pour le second semestre. L’évènementiel subit également le phénomène de « VDM » ou plutôt de raccourcissement des délais de décision et de conception des évènements.  Une contrainte mais aussi une bonne nouvelle, selon Frédéric Bedin, car « l’évènementiel devient ainsi un media plus tactique. La crise oblige à plus de réactivité. C’est aussi pour nous, agences spécialisées, l’occasion de faire la preuve de notre savoir-faire ». Autre conséquence de la crise, la compression globale du marché avec des choix de proximité de plus en plus affirmés qui profitent à la France plutôt qu’à l’étranger et à des villes accessibles par le train (comme Nantes) plutôt que par l’avion (comme Nice).