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Fin de règne

« Les jeux sont faits, ou presque. Ce n’est pas faire injure à Dominique Vaucy que d’affirmer que ses chances apparaissent bien faibles face à Georges Colson, le patron de Fram, dans la course à la présidence du Snav. Les deux hommes s’affronteront en duel, en l’absence de Philippe Demonchy. L’ex-président de Selectour a finalement jeté l’éponge, refusant un dernier round avec Georges Colson, son « adversaire historique ». Dommage. La profe

Les jeux sont faits, ou presque. Ce n’est pas faire injure à Dominique Vaucy que d’affirmer que ses chances apparaissent bien faibles face à Georges Colson, le patron de Fram, dans la course à la présidence du Snav. Les deux hommes s’affronteront en duel, en l’absence de Philippe Demonchy. L’ex-président de Selectour a finalement jeté l’éponge, refusant un dernier round avec Georges Colson, son adversaire historique. Dommage. La profession aurait pu sortir gagnante de ce combat des chefs, même s’il a souvent dérapé dans le passé, un peu à la manière du célèbre album d’Astérix ! Car les deux hommes, s’ils s’accordent sur la nécessité de réformer le syndicat, ont une vision différente sur la manière d’y parvenir. Les deux projets avaient le mérite d’offrir un véritable choix aux administrateurs, qui auront la lourde mission de désigner le successeur de César Balderacchi le 20 avril.

Si le patron de Fram est élu, il ne fait aucun doute qu’il abandonnera les rênes de son entreprise, avec d’autant moins de regrets que, depuis quelques mois, les tiraillements familiaux au sein du dernier grand TO français indépendant sont un secret de polichinelle. Epuisé par ces querelles, par le crash de Sharm el-Cheik, Georges Colson trouverait, à travers le Snav, le moyen de sortir la tête haute. Une sortie que Philippe Demonchy a ratée. Il abandonne la présidence de Selectour sans gloire, alors même qu’il y a encore quelques semaines, il se voyait diriger l’Alliance.T et le Snav.

Une chose est certaine : l’élection du syndicat prend cette année une dimension nouvelle. Car elle scelle aussi définitivement la fin du tourisme de grand-papa, celui des Jacques Maillot ou des Gilbert Trigano ; celui des visionnaires qui ont construit leur entreprise à la sueur de leur front dans les années soixante-dix ; celui des amitiés profondes et des rancoeurs tenaces. Depuis déjà quelques années, le tourisme est une industrie à part entière, mais certaines personnalités fortes faisaient encore illusion. Une exception française, en quelque sorte ! Cette fois-ci, avec le départ (effectif ou annoncé) de leur entreprise des deux derniers éléphants de la profession, une page se tourne définitivement…

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