L’hôtellerie de plein air a retrouvé son niveau de fréquentation pré-Covid en 2022. Et fait même beaucoup mieux : selon la Fédération nationale des hébergements de plein air (FNHPA), les opérateurs du secteur comptabilisent 136 millions de nuitées pendant la saison estivale, d’avril à septembre. Soit une augmentation de 7,5% par rapport à 2019, dernière année de référence pour les acteurs du camping. La saison 2022 a majoritairement été portée par le tourisme domestique, puisque les Français représentent 72% de la clientèle estivale. La clientèle étrangère opère cependant un retour progressif (+1,4%), notamment les clientèles de proximité. En effet, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique constituent 71% de la clientèle étrangère totale. Le marché britannique est également de retour, mais demeure en retrait de 21% par rapport à 2019.
Le camping "en dur" en progression
Côté destinations, la tendance au rééquilibrage entre régions littorales et rurales (montagne et campagne) s’est stabilisée en 2022. Les régions littorales (+8,4% de nuitées) restent la destination préférée des clients des campings en France. La Normandie (+10,3%), les Hauts-de-France (+8,9%), la Bretagne (+7,3%) et l’Occitanie (+7%) sont les grandes gagnantes de l’année dernière. Certaines régions rurales ont continué d’enregistrer des augmentations de fréquentation, parmi lesquelles les massifs de montagne (+ 5,3 %), les départements verts (Auvergne-Rhône-Alpes) et les espaces intérieurs des régions littorales (Bretagne, Normandie, PACA, Pays de Loire). A noter : la tendance à la hausse des hébergements locatifs (le camping « en dur »), avec un volume de nuitées en hausse de 7% pendant le pic de saison (du 1er juillet au 30 septembre). Les emplacements nus demeurent toutefois populaires, notamment auprès des jeunes et des Européens (+1% de nuitées).



© FNHPA Une hausse des réservations qui provient de tous les marchés ou presque (France, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, Suisse), et qui touche tous les modes d’hébergements (+30% pour les emplacements nus et +17% pour les hébergements locatifs).