Les grands du tourisme vacillent. Thomas Cook, l’inventeur du tour-operating, a conclu le premier semestre 2018/2019 avec une dette de 1,7 milliard d’euros. Une mauvaise passe qui fait suite à un exercice jugé décevant, avec une perte nette de 183 millions d’euros. Trop bonne météo en Europe, Brexit, hausse des coûts du carburant, surcapacité du marché et concurrence des nouveaux acteurs du numérique… Les raisons invoquées pour expliquer la chute du géant britannique sont nombreuses, et surtout variées. Thomas Cook doit maintenant trouver de l’argent frais pour passer l’hiver. Tout en réinventant son modèle économique, le voyagiste pourrait tomber dans l’escarcelle du géant chinois Fosun, déjà propriétaire du Club Med.
Pour TUI France, la situation n’est pas plus limpide. Enlisée dans la crise depuis 2012, la filiale française du leader mondial du voyage n’arrive pas à trouver l’équilibre, sans parler de la rentabilité. Contraint de se restructurer, le siège de Levallois-Perret va devoir prendre des décisions. La vente de Corsair, qui a acté le départ du PDG du voyagiste Pascal de Izaguirre, en était une première.

