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Crash A320 : des médecins veulent plus de tests pour les pilotes

Les médecins allemands du transport aérien réclament un renforcement des examens pour les pilotes,alors que le crash de l'A320 de Germanwings a été provoqué par le copilote dépressif.

L'état de santé de Andreas Lubitz, le copilote de l'A320 de Germanwings qui s'est écrasé il y a deux semaines dans les Alpes, continue de susciter débats et polémiques autour du contrôle médical dont font l'objet les pilotes.

Déceler les consommations de drogues et psychotropes

"Nous demandons que les pilotes soient soumis à des examens plus fréquents et plus rigoureux", a déclaré au quotidien conservateur Die Welt le président de l'association des médecins allemand du transport aérien.

"La consommation de médicaments psychotropes et de drogues doit également pouvoir être décelée", a-t-il ajouté, alors que l'enquête a montré qu'Andreas Lubitz avait souffert, dans le passé, d'épisodes dépressifs et suicidaires profonds, et avaient consulté plusieurs
psychiatres.

Selon la presse allemande, des médicaments contre les troubles maniaco-dépressifs ont également été retrouvés au domicile du jeune homme de 27 ans qui, selon l'analyse des boîtes noires, a délibérément lancé le 24 mars l'A320 de la Germanwings contre les Alpes françaises, se tuant avec les 149 autres personnes à bord.

Instaurer un suivi psychologique

Les recommandations formulées par les médecins allemands vont bien au-delà des pratiques actuelles qui, dans le cadre de l'examen médical annuel d'aptitude au vol, prescrivent une analyse du taux d'hémoglobine et, dans certains cas, du niveau de sucre dans le sang. Ces examens ne permettent pas de mesurer la présence de médicaments psychotropes ou de drogues, selon Die Welt, qui note l'absence de suivi psychologique régulier des pilotes. Ces examens ne permettent également qu'une mesure indirecte de la présence excessive d'alcool.

L'association examine d'autres recommandations, comme par exemple des examens du foie, des reins ou du cholestérol.

L'Autorité allemande de supervision du transport aérien (LBA), qui délivre les brevets de vol aux pilotes, a assuré ne pas avoir été informée par Lufthansa, la maison mère de Germanwings, de la dépression du copilote.

La semaine dernière, Lufthansa avait reconnu qu'Andreas Lubitz avait informé en 2009 son école de pilotage qu'il avait souffert d'un "épisode de dépression sévère", avant de recevoir son certificat validant son aptitude au vol.

Selon le Parquet de Düsseldorf, l'homme avait caché à son employeur qu'il faisait l'objet d'un arrêt maladie le jour de l'accident, un certificat médical en ce sens ayant été retrouvé à l'un de ses domiciles.

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