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Comparatif destinations : les moins chères, et les plus onéreuses

Certaines destinations souffrent-elles d'être hors marché ? Y a t-il une corrélation entre prix et fréquentation ? Dans son baromètre estival, le Seto présente un très instructif comparatif du forfait moyen sur les principaux axes moyen et long-courriers.

Un séjour en Espagne continentale a beau coûter 20% plus cher qu'un séjour en Tunisie, les clients des tour-opérateurs n'ont pas regardé à la dépense cet été, et ont plébiscité la péninsule ibérique ainsi que ses îles.

Le prix de la sécurité

Depuis plusieurs saisons, l'Europe du sud subit en général un renchérissement des tarifs, favorisée par une tension très forte sur les stocks, l'ensemble des marchés européens s'étant reporté sur ces axes alternatifs et porteurs. "Pour autant, les ventes de forfaits suivent", remarque René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises de tour-operating (Seto).

"La Tunisie, même à petit prix, ne séduit plus". Sur la saison été, l'activité des voyagistes membres du Seto y a encore décroché de 71%, aubaine tarifaire ou pas. Au moment de choisir une destination, les consommateurs sont prêts aussi à payer le prix supposé de la sécurité.

A l'opposé, des destinations avec des recettes unitaires moyennes très élevées, quasiment au niveau du long-courrier voire au delà, à l'instar de l'Islande, à plus de 2000 € la semaine, ou de la Norvège ont battu cet été des records de fréquentation. "Le nord de l'Europe et la Scandinavie ont une image forte de tranquillité qui rassure", remarque le Seto.

Les Antilles françaises hors-marché

Si en moyen-courrier, c'est le prix de la sécurité qui détermine souvent les clients, en long-courrier, les arbitrages vers les destinations lointaines se font aussi sur des arguments tarifaires.

Ainsi si les Antilles françaises, première destination annuelle long-courrier en ventes de forfaits des TO du Seto, ont dévissé cet été à -23%, Zika et la communication maladroite du gouvernement le printemps dernier y sont sans doute pour quelque chose mais pas seulement. "Un séjour aux Antilles coûte plus cher qu'un forfait en Thaïlande", pointe René-Marc Chikli.

"L'accès aérien est aisé avec une offre importante et des tarifs compétitifs mais à l'évidence, les prestations terrestres y sont bien trop élevées et hors marché par rapport à leur niveau de qualité surtout comparé à l'Asie. Les clients sanctionnent donc aussi la destination pour cela", estime le président du Seto.

Quant aux Seychelles, au Japon ou au Pérou, qui figuent dans le Top 5 des recettes unitaires moyennes les plus élevées, ce sont quelques unes des destinations les plus porteuses du moment sur le marché français. "C'est cher mais ça marche", preuve qu'une frange de la clientèle a toujours le budget pour ce type de voyage onéreux ou n'hésitent pas à engager la dépense si l'attrait est fort. Les ventes de forfaits vers les Seychelles ont ainsi encore progressé de 9% cet été.

De même, le niveau de prix élevé de Cuba, 8% plus chère que la République dominicaine, n'est pas un argument dissuasif, la grande île faisant le plein de touristes français même avec des prestations médiocres.

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