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Case départ

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Ils l’ont fait. Moins de trois mois après avoir annoncé leur volonté de se faire davantage entendre des institutionnels, les tour-opérateurs sont passés à l’action en créant le Seto. Si le nom retenu peut faire sourire tant il prête à confusion, les intentions du nouveau syndicat peuvent-elles, en revanche, être prises au sérieux ? En réformant ses statuts, le Seto n’y va pas par quatre chemins : il veut recruter le maximum de producteurs pour peser plus lourd dans la balance des négociations européennes. Y parviendra-t-il quand on voit le mal qu’a le Snav à faire évoluer son nombre d’adhérents et à ne plus afficher, année après année, des résultats déficitaires ? Dans le contexte actuel, et malgré un droit d’entrée plus qu’incitatif, on imagine mal une adhésion massive ou encore une vague de départs collective du Snav. Sans compter qu’il y en a eu, avant lui, des tentatives de se fédérer autour d’une cause commune. À commencer par l’Udiv, l’allié du même Ceto dans le projet de fédération des métiers du voyage, qui n’a plus donné signe de vie depuis un an. Parlons-en d’ailleurs, de la fédération. Le projet de voir réunie en son sein toute la profession a vite tourné à la guerre d’ego et réussi à rebuter les quelques volontaires qui avaient donné leur accord de principe, comme la FNAM, l’Anaé et l’UMIH. En créant son propre syndicat, le Seto espère prendre une nouvelle dimension dans les instances européennes et notamment au sein de l’ECTAA. Mais, il a juste oublié un détail, c’est que pour y parvenir, il doit former avec le Snav une fédération ou une délégation. Et retourner donc à la case départ.

Les intentions du Seto peuvent-elles être prises au sérieux ?

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