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Air Caraïbes ne veut pas rester en bout de piste

Alors qu’Air France renforce ses vols régionaux dans les Antilles, Air Caraïbes étend son réseau et veut développer le long-courrier.

Air Caraïbes n’entend pas se laisser faire ! Pour riposter à l’arrivée d’un deuxième Airbus A320 d’Air France cet hiver dans les Antilles, destiné au trafic régional, la compagnie va réaménager son réseau dans les Caraïbes. A compter du 11 décembre, elle proposera deux vols hebdomadaires vers le Panama et le Costa Rica au départ de Fort-de-France (Martinique) et de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) avec des jets de 100 sièges. Ces nouvelles liaisons seront en correspondance avec les vols de Paris. Pour accompagner ce lancement, nous avons conclu un accord avec Switch, qui prend 50 % des sièges, explique Jean-Paul Dubreuil, président d’Air Caraïbes.

Parallèlement, le transporteur va modifier sa rotation vers Cayenne (Guyane), qui se fera désormais au départ de Pointe-à-Pitre via Fort-de-France. Enfin, Air Caraïbes, qui desservait la ville de Bélem (Brésil) depuis Fort-de-France, a conclu un accord de partage de codes avec le transporteur brésilien TAF, pour mettre en place des correspondances vers Manaus et Fortaleza.

Un rendez-vous européen pour capter des clients

La deuxième étape du développement concernera le long-courrier avec l’arrivée, en décembre 2008, d’un quatrième gros porteur. Il devrait nous permettre d’atteindre une part de marché de 30 % entre la métropole et les Antilles, alors qu’elle est actuellement de 24 %, précise Jean-Paul Dubreuil. Air Caraïbes est devancée par Air France (48 %) et Corsairfly (28 %).

Pour alimenter ses vols long-courriers au départ de la capitale française, la compagnie réfléchit aussi à mettre en place un rendez-vous européen à Orly Sud, permettant de capter des passagers provenant de grandes villes européennes, comme Bruxelles, Milan ou Genève. Des discussions en ce sens sont en cours avec plusieurs transporteurs étrangers. Nous souhaitons avoir la maîtrise du produit de bout en bout, cela pourrait passer par des sous-affrètements, conclut Jean-Paul Dubreuil.

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