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3 Lifou

Conservatoire des traditions kanak

Dans la case de la grande chefferie de Nathalo, il faut entrer par l’ouverture de droite, celle de gauche étant réservée au chef. Après ce passage qui oblige à s’incliner, il faut s’asseoir sur les nattes près d’un feu, qui couve et fume en permanence pour sécher et assainir la voûte de paille. Cette large et haute case construite par les tribus du district est une sorte de Parlement local, où le grand chef, entouré de ses conseillers, prend ses décisions. Nous sommes au coeur de Lifou, la plus grande des îles Loyauté (plus étendue que Tahiti), au sud de Vanuatu. Lifou est un conservatoire des traditions kanak. Comme la culture, la nature y est à peu près vierge. La forêt recouvre la quasi totalité de l’île, jusqu’à de vertigineuses falaises et quelques plages paradisiaques désertes. Les villages, aux habitations en retrait derrière d’épais jardins, ne se devinent qu’avec la proximité d’un clocher. Seule Wé, la capitale, ressemble à un bourg avec son hôtel administratif, son lycée, son distributeur de billets, sa marina et son dispensaire. La colonisation a laissé des traces : les noms des Wright et Forest, métis dilués de baleiniers et santaliers anglais du XVIIIe siècle, ou les championnats de cricket traditionnel, joués par des femmes en « robe mission » aux couleurs de la tribu. Celle des champions, les Mu, a été surnommée « Kirikitr », avatar linguistique de « cricket ».

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