Puy du Fou

Voyage à l’île Maurice : Jean-Charles Franchomme témoigne

Comment se déroule un voyage à l'île Maurice ? Jean-Charles Franchomme, cofondateur du Helpdesk officiel des pros du tourisme, revient très enthousiaste de son séjour à destination. Pour lui, les restrictions annoncées la semaine dernière n'ont pas de réelles incidences.

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Linda Lainé

Linda Lainé

15 novembre 20215 min de lecture

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Maurice2© Adobe Stock

L’île Maurice a rouvert ses frontières aux voyageurs vaccinés internationaux depuis le 1er octobre. Jean-Charles Franchomme (Kit Voyages) était sur place du 11 au 15 novembre, dans le cadre de l'opération Connect. Nous l’avons joint lundi matin pour qu’il partage son retour d’expérience.

Comment se déroulent les formalités d’entrée, entre Paris et l’île ? Jean-Charles Franchomme : Etant doublement vacciné, j’ai effectué un test PCR 72h avant le vol. J’avais rempli le formulaire de santé depuis la France, 48h avant le départ. Il est également possible de le renseigner dans l’avion, c’est très simple, sans QR Code. Mais je conseille quand même de remplir à l’avance le formulaire complet, All-in-One, pour avoir l’esprit libre. Une fois arrivé sur place, les contrôles des autorités sont assez aléatoires… un peu comme partout en Europe cet été. Ensuite, lors du check-in, l’hôtel remet à ses clients - et prend très souvent en charge - un kit pour effectuer un test antigénique rapide. Ceux qui ne séjournent pas dans un hôtel devront passer ce test à l’aéroport. Quelles sont vos premières impressions ? Jean-Charles Franchomme : L’île fait carton plein. Les hôtels affichent complet, à tel point que je n’ai pas pu visiter certains d’entre eux. C’est une très belle reprise pour la destination, sans doute au-delà de toutes les espérances. Il y a énormément de Français. Certaines boutiques de souvenirs ont des rayons vides tellement l’affluence est forte.

Les nouvelles restrictions visent essentiellement la population locale.

Jean-Charles Franchomme président du CDMV Les professionnels qui n'adhèrent pas à l'association ne seront toutefois pas exclus du groupe Facebook. Avez-vous ressenti les nouvelles restrictions (au niveau des bars, discothèques, rassemblements…) mises en place par le gouvernement ? Jean-Charles Franchomme : Les nouvelles restrictions visent essentiellement la population locale. Les Mauriciens n’ont pas exemple plus l’autorisation d’organiser ces grands pique-niques qu’ils aiment faire sur la plage. La preuve d’une vaccination complète et leur carte d’identité leur est désormais demandée pour aller au restaurant. Les discothèques sont fermées. Toutes ces mesures interviennent après une semaine de grandes festivités à l’île Maurice, avec notamment la Fête des lumières Divali. La population s’est alors relâchée au niveau des gestes barrières. Un peu comme si, pendant notre propres Fêtes de fin d’année, nous avions retrouvé nos proches sans distanciation sociale ni masque. Sinon, la vie est normale. Et le tourisme n’est pas du tout responsable de la remontée des cas de Covid-19. Quelles sont les restrictions que vous avez néanmoins vécues comme voyageur ? Jean-Charles Franchomme : Je suis allé en taxi à Grand Baie hier, pour vivre la vraie vie locale. Dans les restaurants, les voyageurs doivent eux présenter un justificatif de vaccination et un justificatif d’identité. Des jauges sont en place dans ces restaurants, il est recommandé de réserver sa table. Dimanche, les terrasses extérieures des bars étaient ouvertes. Dans les minibus et les taxis, le port du masque est demandé. Mais nous le faisons souvent tomber dans les hôtels, puisque nous sommes en général en plein air. Encore une fois, les mesures visent davantage les locaux, pour les inciter à respecter les gestes barrières. 

Rien n’est bloquant ni contraignant pour ceux qui cherchent du soleil lointain.

Pour vous, la reprise reste durable ? Jean-Charles Franchomme : C’est un très grand top, alors que certains politiques locaux imaginaient que ce serait un flop. C’est même plus simple de venir à l’île Maurice que dans les Antilles, où le protocole manque encore de clarté. Des agences ont dit, sur le Helpdesk, que des clients souhaitaient annuler leur voyage. J’ai envie de leur dire que l’île Maurice est comme avant la crise, les Mauriciens sont toujours aussi chaleureux. L’accueil est top. Les accès aux spas* et piscines sont normaux. Rien n’est bloquant ni contraignant pour ceux qui cherchent du soleil lointain. Et puis, si les gens se posent des questions, il est bon de rappeler que c’est une destination francophone. C’est rassurant. Les autorités ont récemment rouvert les frontières. Je ne crois pas du tout à la fermeture des frontières. Je ne crois pas au rétropédalage. La destination a souffert de plus de 18 mois de fermetures. Le ressent-on sur place ? Jean-Charles Franchomme : Très peu. Mais c’est vrai, certaines rénovations prévues ont pris un peu de retard. Le fait que les cas contact mauriciens soient tenus de s’isoler pendant 10 jours a pu ralentir des travaux. Et cela complique la reprise d’activité dans les hôtels. Nous sommes dans une période de redémarrage extrêmement fort, ce qui peut expliquer que les terrains de golf, par exemple, ne soient pas encore tout à fait au summum. C'est logique après plus de 18 mois de fermeture. Mais, depuis que je recommence à voyager, c’est vraiment la destination dans laquelle je me suis sentie le plus à l'aise. La vie est comme avant la crise pour les voyageurs. Le protocole sanitaire n’est pas lourd du tout. Il faut vraiment rassurer les touristes en ce sens. Et pour partir en toute sérénité, vous me connaissez (rires), je conseille vivement aux voyageurs de passer par une agence. *Une pro du voyage nous signale que certains spas d'hôtels étaient fermés début novembre. Mieux vaux vérifier en amont du voyage auprès des établissements. A lire aussi :

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