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Ratio de liquidité : l’heure de l’action

Même s’il étudie un recours en justice, le Snav pense à l’après et prépare les agences à la révision des critères Iata. Il est temps de prendre rendez-vous avec votre comptable ou votre banquier pour savoir ce qu’il faut faire.

L’introduction, depuis le 1er janvier, des nouveaux critères Iata (Association internationale des transporteurs aériens), applicables à partir du 15 février, oblige de fait le Snav à renoncer à un recours en référé pour empêcher la mise en application d’une mesure jugée « hostile » aux agences par le président de la commission Air, Jean-Pierre Mas. Mais le Snav ne veut pas donner l’impression de désarmer pour autant. Il étudie la possibilité d’un recours contre Iata auprès de l’autorité de la concurrence, pour abus de position dominante. Jean-Pierre Mas a toutefois admis que « la procédure n’était pas du tout sûre d’aboutir et qu’elle était très complexe ». « C’est voué à l’échec, dans la mesure où les agences ne sont pas contraintes d’être agréées Iata et qu’il s’agit d’une adhésion », souligne un représentant d’une compagnie membre. Conscient des limites de l’affrontement juridique, le Snav a donc usé de pédagogie lors de sa 5e Convention nationale des agents de voyages pour faire comprendre que la mise en place du critère de ratio de liquidité n’était pas une fatalité. Un dirigeant qui possède plusieurs entreprises peut, par exemple, les regrouper au sein d’une même entité juridique qui respecte le critère. Une agence peut aussi imaginer d’arrêter la billetterie et passer par un consolidateur pour émettre les billets d’avion. L’APS étudie la possibilité de créer une nouvelle caisse de garantie, qui pourrait voir le jour dès cette année. « Une agence peut jouer sur les capitaux propres et sur la fréquence de paiement. Il faut étudier tous les scenarii possibles pour modifier l’aspect général de son bilan », explique Patrick Xavier, Manager Passenger Services de Iata France. « Il faut voir son banquier avant que le bilan soit arrêté, répond en écho Didier Moussy, de la banque HSBC. On met en place des crédits à moyen terme pour passer les critères Iata. Certaines entreprises ont même changé la date d’arrêt de leur bilan du 31 décembre au 31 mars. »

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