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M. Rességuier : Il y a trop d’agences en France, y compris chez Thomas Cook

Thomas Cook France poursuit son plan de transformation avec, pour la partie distribution, le long chantier de la franchise et une stratégie globale qui passera notamment par la réduction du nombre de points de vente, selon Michel Rességuier, président de TC France.

Alors que le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en cours d’application a entériné la suppression de 173 postes et la fermeture de 23 agences, Thomas Cook France réfléchit actuellement "à l’optimisation" de son réseau, a expliqué Michel Rességuier à l'Echo touristique dans une interview exclusive. Un réseau qui comprend 605 points de vente, dont 282 agences en propre, mais 259 à l’horizon de juillet 2014 avec les fermetures à venir et le turn-over naturel.

Des regroupements, pas des licenciements

"Nous regardons ville par ville, on ne peut pas continuer à avoir dans certaines rues des agences face à face. Nous devons procéder à des regroupements, que les points de vente soient franchisés ou intégrés, enseigne Thomas Cook ou Jet tours. Ma priorité est cette rationalisation. Et tant mieux si elle passe par le développement de la franchise qui est pour moi l’avenir de la distribution, à condition toutefois de mettre en place un vrai contrat de franchise, unique et homogène, qui s’applique à tous sans dérogation et avec des règles communes. Le client qui entre dans une agence Thomas Cook doit y être servi de la même façon quel que soit le statut de l’agence."

Mais attention, regrouper les points de vente ne veut pas dire licencier, précise Michel Rességuier : "Car s’il y a trop d’agences, il n’y a pas trop d’agents de voyages".

Préserver la relation client

"La relation client, c'est la clé, il faut la préserver, c’est la raison d’être de l’agence. La question principale est : qu’est-ce que le client attend et comment on le sert ? Une chose est sûre, la relation-client doit être sur mesure et on a besoin des agents pour cela!".

"Si je n’avais plus que 30 agences en propre dans 10 ans, cela me conviendrait", affirme par ailleurs le président de TC France "qui se dit donc prêt à vendre des agences mais aussi à en acheter s’il le faut. "Fusionnons les points de vente, soit que je vende, soit que j’achète, les salariés changeront d’employeurs, pas de contrat. Je m'engage à les protéger".

Les mêmes règles à l'achat comme à la vente

Revenant sur les règles d’évaluation des agences qui font débat chez certains de ses affiliés, prêts à des acquisitions, mais contestant le mode de calcul jugé exorbitant, Michel Rességuier rappelle : "A chaque fois que je vends un point de vente, je perds de la trésorerie puisque je perds les acomptes clients, cela a un prix. Mais je m’engage aussi à acheter aux conditions définies. Elles s’appliquent dans les deux sens. C’est équitable. Je ne vais quand même pas céder ma trésorerie gratuitement!"

En parallèle, Thomas Cook France continue de plancher sur le contrat de franchise qui devrait être opérationnel fin 2014. Comme annoncé aux franchisés lors de la Convention de Marrakech en juin dernier, il prévoit une base de données clients unique et  partagée ainsi que le rattachement du client BtoC à un point de vente Thomas Cook, avec une commission reversée à l’agence, même si la vente est réalisée sur Internet.

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