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Les TGV sont (presque) morts, place aux inOui

Jeudi 20 septembre, la SNCF a officiellement lancé sa nouvelle marque inOui. Ce nom remplace désormais celui de TGV sur certaines des principales lignes,. Toutes les autres s’y convertiront d’ici à 2020.

Les clients SNCF n’auront bientôt le choix qu’entre deux segments. Tout d’abord Ouigo, une offre TGV low cost qui devrait représenter 17% de son offre TGV en 2020. Puis TGV inOui. Des TGV « classiques », mais complètement repensé afin de monter en gamme.

Testés depuis l’été dernier, sur les lignes atlantiques, ils sont désormais présents sur un tiers du réseau national, notamment entre Paris-Lyon et vers Metz, Nancy, Strasbourg depuis la capitale. En décembre, Marseille et Lille seront également desservies par les nouvelles rames.

Wifi généralisé

Concrètement comment se traduit cette montée en gamme, qui permettra « une nouvelle expérience client avec plus de confort, plus de services et plus de connexion, au même prix », selon Rachel Picard, la directrice générale de SNCF Voyages ? Par une multiplication de petite attention. Dès le quai, avec la présence d’une équipe d’embarquement, puis d’un chef de bord aux attributions désormais plus proches de celles d’un chef de cabine que du contrôleur, mais aussi d’un barista. Toutes les rames seront équipées du wifi et le nombre de prise augmenté.

Investissement massif

Pour se repositionner, la SNCF a dû mettre la main au portefeuille. Plus de 300 millions d’euros pour déployer le wifi gratuit et 50 millions pour l’accueil embarquement. Quand on sait que la semaine dernière, Guillaume Pepy, le PDG, a annoncé que 3 milliards d’euros seront aussi investis dans 120 TGV du futur, on appréhende mieux l’ampleur de l’investissement que vient de réaliser l’entreprise ferroviaire.

Avec Ouigo et inOui, la SNCF dispose d’offres fortes sur le bas et le haut de gamme. De quoi verrouiller le marché du train à grande vitesse avant l’ouverture à la concurrence en 2020.