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Le Futuroscope célèbre son 20ème printemps

C’est le 31 mai 1987 que le Futuroscope a ouvert ses portes au public, près de Poitiers, avec seulement deux pavillons. Le pionnier des parcs d’attractions français représentait alors un pari audacieux d’aménagement du territoire pour la Vienne. 33 millio

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Le week-end dernier, le « parc européen de l’image » a soufflé ses vingt bougies, avant un spectacle rondement mené par le chanteur David Hallyday, le dj français David Vendetta, le comique tandem Samantha et Chantal… C’était le coup d’envoi des festivités qui vont ponctuer l’été : un rendez-vous gastronomique avec 20 chefs cuisiniers (23 juin), un tournoi de Cécifoot entre des sportifs malvoyants (29-30 juin et 1er juillet) et un festival « nouvelle scène africaine (6 et 7 juillet). Sans oublier Intervilles (9 juillet) et le départ du Tour Cyclisme Poitou-Charentes (31 août).

Aujourd’hui, Dominique Hummel, président du directoire de la société d’économie mixte locale (SEML) qui gère le Futuroscope, célèbre tout à la fois les 20 ans du parc et la relance accomplie par ses équipes. Après quelques années difficiles, le parc créé sous l’impulsion de René Monory (alors président du Conseil général de la Vienne) a changé d’actionnaires : le groupe de presse Amaury a restitué fin 2002 les clés et l’exploitation au Conseil général, qui dispose désormais de 60% du capital. Depuis lors, les comptes se redressent. Oublié le creux de la vague de 2002 (32 millions d’euros de pertes) ! De 10,3 M€ en 2005, les pertes sont passées à 7M€ l’an passé. Mieux : en 2007, l’équilibre financier devrait être atteint, grâce à un bon niveau de fréquentation.

Afin de retrouver le chemin de la rentabilité, l’équipe de Dominique Hummel a baissé les coûts d’exploitation et redoublé d’efforts pour fidéliser. « Le parc n’a pas d’avenir s’il ne sait pas optimiser le taux de revisite », estime Dominique Hummel. Pour ce faire, le site repense les attractions historiques, et en crée de nouvelles. Pour la seule année 2007, quatre attractions sont sorties de terre : les films en 3D Sous les mers du monde et Expédition Nil Bleu, l’expérience Le meilleur du Dynamique et le site aquatique Mission : Eclabousse ! « Chaque année, 10% du chiffre d’affaires est investi pour renouveler 20% de l’offre. Depuis 2003, 70% de l’offre ont  été renouvelées, à des degrés divers. » Les résultats viennent récompenser les investissements consentis : « La re-visite est l’enjeu majeur du redressement. 62% de nos clients sont des re-visiteurs, contre 40% il y a trois ans. » L’objectif est d’atteindre une affluence de 1,5 million de personnes cette année. La fréquentation est en progression de 17% depuis janvier.

Situé à 1H20 de Paris en TGV, le Parc du Futuroscope vieillit bien, même très bien. Difficile de croire qu’il a été inauguré avant le Parc Astérix (1,7 million de visiteurs, créé en 1989) et Disneyland Paris (12 millions de visiteurs, créé en 1992). Son défi est relevé : c’est un parc d’attractions et un outil d’aménagement du territoire, qui a développé dans son sillage une pépinière d’entreprises.

L’avenir passera par l’exportation du concept. Le Futuroscope devrait avoir trois petits frères : l’un doit voir le jour près de Montréal, dans le complexe récréatif qui sera créé dans l’ancien aéroport de Mirabel. Un deuxième est prévu à Shenzhen (Chine), qui est jumelée avec le Conseil Général de la Vienne. Un troisième est envisagé à Shanghai. A chaque fois, le Futuroscope vends des droits et son savoir-faire. Il n’est jamais actionnaire. « Nous réalisons un chiffre d’affaires de 65M€. Nous espérons que l’international va engendrer 10% à 15% de revenus supplémentaires. Ce serait une très belle noisette dans nos comptes d’exploitation. »

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