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Fiscalité : Laurent Magnin juge l’Etat incompétent

Le président du Scara dénonce un "Etat incapable de maîtriser ses coûts", qui le fait payer aux entreprises comme aux consommateurs.

Laurent Magnin, président du Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara), revient à la charge contre "l’augmentation continuelle des taxes et des charges qui pèsent sur les compagnies aériennes françaises". "On en a ras-le-bol de voir un Etat incapable de maîtriser ses coûts et qui le répercute sur les entreprises et les consommateurs", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse le 13 novembre.

Le Scara s’insurge contre la hausse de la TVA de 7 à 10%, celle de la taxe Chirac de 12,7%, celle du taux d’imposition sur les sociétés de 33,3% à 38%, celle des dépenses de surêté, multilplié par 7 depuis 2001 et celle du prix des redevances aéroportuaires. "Entre 2006 et 2014, l’inflation a progressé de 11% et les tarifs d’Aéroports de Paris de 30%" rappelle le syndicat.

Un secteur aérien "épouvantablement concurrentiel"

Le Scara rappelle que, contrairement à la SNCF, les compagnies aériennes évoluent dans un marché "épouvantablement concurrentiel" et ne peuvent pas répercuter de telles hausses sur le prix du billet. Ce qui impacte donc directement leurs marges. Or presque tous les membres du syndicat "ont des résultats d’exploitation mauvais". "Il n’y a déjà plus d’embauche et les compagnies ne remplacent plus les départs (…). Mais si on continue, il va y avoir des fermetures d’entreprises ou des plans sociaux", alerte Jean-François Dominiak, vice-président du Scara.

Laurent Magnin confirme que les moyens d’actions du Scara sur ces sujets, sont limités : "il y a un manque d’écoute incroyable du gouvernement. Mais on fait tout ce qu’on peut pour faire comprendre aux législateurs, qui n’ont rien compris au monde de l’entreprise (…) que ces taxes sont insupportables".

Pour lui, le problème du fonctionnement de l’Etat a des incidences directes sur les compagnies aériennes, mais aussi sur toute l'économie. A telle enseigne que le "pays commence à être en vrac". "C’est tout le débat entre la relance et l’austérité", résume Jean-François Dominiak.

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