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Eurolines misera sur le prix face à iDBUS

L'autocariste s'est lancé dans le cabotage en France. La SNCF a riposté avec une offre de transports en autocar vers Londres, Bruxelles et Amsterdam.

Il est encore trop tôt pour chiffrer les conséquences du lancement d'iDBUS, la nouvelle offre de la SNCF, sur l'activité d'Eurolines. Mais il y aurait déjà un impact sur certaines liaisons, notamment Bruxelles ou Amsterdam, a expliqué Antoine Michon, directeur général d'Eurolines. « Je n'ai pas peur de la SNCF en matière de produit, de positionnement, a-t-il ajouté. Mais quand vous avez à faire à un opérateur national, qui dispose des moyens de la SNCF (…) vous pouvez vous poser la question de savoir si les règles de la concurrence vont être respectées ».

 

LA LOI SUR LE CABOTAGE, UNE CONCURRENCE EN NOTE MINEURE

 

Le secteur du transport en autocar bouge. Le géant Stagecoach a mis en place une offre sur l'axe Paris-Londres avec Megabus. Starshipper va lancer une douzaine de lignes transfrontalières en 2013. Mais c'est surtout face à la SNCF qu'Eurolines doit réagir. En France, l'autocariste a dégainé en premier. Depuis la promulgation de la loi autorisant le cabotage, Eurolines a lancé 340 liaisons interrégionales, dont près des deux-tiers entre Paris et la Province. Elle espère attirer 50 000 clients pour 2012 et compte ensuite étoffer les destinations (notamment depuis Paris vers Lyon, Lille et Marseille), le nombre de service et « améliorer les horaires » pour 2013. Une croissance qui reste pourtant soumise aux impératifs de la loi sur le cabotage. Celle-ci impose que les liaisons interrégionales ne dépassent pas 50 % du chiffre d'affaires de chaque ligne et qu'elles ne portent pas atteinte au modèle économique d'autres services de transport publics. Cela signifie qu'Eurolines pourra développer plus facilement ses liaisons internes sur des axes rentables pour la SNCF, comme celles des lignes TGV depuis Paris, que sur certaines lignes subventionnées, avec des TER.

La SNCF s'est lancée de son côté dans les liaisons internationales par autocar avec iDBUS, en juillet, et augmente ses fréquences. À partir du 15 octobre, 19 aller-retours quotidiens seront proposés au départ de Paris et 11 au départ de Lille vers Londres, Bruxelles et Amsterdam. Une offre accompagnée d'investissements conséquents sur le marketing – des billets à 5 euros au lancement -, la communication, « ou l'achat du mot-clé Eurolines sur Google » note Antoine Michon.

Eurolines, pour répondre à cette concurrence, va investir dans la rénovation de la gare routière de Gallieni d'ici janvier 2013(1,2 million d'euros), poursuivre la mise en place du wifi gratuit, standardiser la qualité de services à bord et surtout « offrir le meilleur prix ». Mais certains facteurs lui échappent. « La SNCF dispose de moyens considérables notamment en matière de relation avec les autorités remarque Antoine Michon. Elle a dit elle-même qu'elle allait mettre des années à être rentable (…) nous allons être vigilants ».

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