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En République dominicaine, les clubs sont rois

De Santo Domingo à Punta Cana, le séjour balnéaire tout inclus prédomine. Les voyagistes renforcent le segment pour enrayer la chute des ventes.

Des kilomètres de plage de sable fin, des centaines de resorts dans lesquels les vacanciers trouvent nourriture et alcool à volonté : le sud-est de la République dominicaine, de Santo Domingo à Punta Cana, reste le paradis des séjours balnéaires de masse en formule packagée. La destination ne parvient pourtant pas à se redresser. La fréquentation totale a reculé de 6 % en 2010, à 245 000 arrivées, et les ventes de voyages à forfait ont plongé de 20,6 % au cours l’exercice 2009-2010 (clos le 31 octobre), pour 133 330 clients. Mais la faillite de Marsans a créé un formidable appel d’air. Les poids lourds du balnéaire devraient donc récupérer, dès cet hiver, une partie des 40 000 clients de leur défunt concurrent, certains affichant des taux de croissance à deux chiffres. Dans la bataille, le duo Vacances Transat/Look Voyages conserve une petite avance, avec un troisième club Lookéa ouvert en octobre. Le groupe TUI/Nouvelles frontières, très ambitieux, a aussi construit la production de Marmara, qui se voit numéro 1 sur la destination d’ici trois ans. Quant à Thomas Cook, il prévoit de doubler son activité cette année. D’autres s’engouffrent aussi dans la brèche, comme Iléa Tours, avec des prix d’appel inférieur à 1 000 E la semaine en hôtel 5* tout compris, sans brader la qualité. Les nombreux projets immobiliers et l’annonce de l’aboutissement de l’autoroute reliant Santo Domingo à Punta Cana, en 2012, prouvent que le développement du tourisme balnéaire a encore de beaux jours dans la région. À l’inverse, les offres alternatives (circuits culturels ou écotouristiques), que l’Office de tourisme veut mettre en avant, peinent à voir le jour. La République dominicaine ne se défera pas, dans l’immédiat, de son image de temple du tourisme industriel.

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