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Affaire Boiloris : la position de Thomas Cook

Nicolas Delord, président de Thomas Cook France, a répondu aux questions relatives au réseau Boiloris, en marge d'une conférence de presse sur la production maison.  

Thomas Cook France suit de près l’évolution de l’affaire Boiloris, en redressement judiciaire depuis le 12 janvier. "Sur ce dossier, deux choses nous préoccupent : la dette qui est très importante, et la préservation de notre chiffre d’affaires historique avec Boiloris", a expliqué son président Nicolas Delord. Le groupe doit veiller à la préservation de son activité. Sa couverture régionale serait "amputée" de 30% sans le réseau en redressement. "Boiloris, c’est 50% de notre distribution sur Paris intra-muros, ce qui représente forcément un petit nuage sur notre activité". S'agissant de la créance, elle s'élèverait à 1,544 millions d'euros pour Jet tours (sur un total de 6,843M€ de créances cumulées), selon nos informations.

Salaün, une option intéressante

Pour autant, Thomas Cook France préfère rester en retrait : "Par principe, nous ne sommes pas intéressés par plus d’investissement que nous n’avons actuellement dans la distribution traditionnelle. La reprise est une voie que nous ne privilégions pas, parmi toutes les voies possibles. Mais nous serons aux côtés du repreneur si tant est qu’il est sérieux. Dans le cas contraire, Thomas Cook chercherait des relais de croissance".

L’option d’une reprise par Salaün Holidays, qui a été désigné pour maintenir l’activité jusqu’au 28 février, sied tout particulièrement à Thomas Cook. "Michel Salaün et Stéphane (Le Pennec, président et DG, NDLR) sont des gens sérieux. De plus, il y a un accord de distribution croisée entre Salaün et Thomas Cook. Ce sont des partenaires, dans lesquels nous avons confiance. Nous préférerions cette situation que pas de reprise, ou une une reprise par des personnes que nous ne connaitrions pas".

Un intérêt réciproque

De son côté, Salaün, qui bénéficie d’une forte notoriété en Bretagne mais nettement moins en région parisienne, pourrait s’appuyer sur les enseignes Thomas Cook ou Jet tours afin de recruter de nouveaux clients susceptibles d’acheter sa production. Le contrat d’enseigne ne s’éteint pas avec une procédure de redressement, signale Nicolas Delord. Dans la plupart des cas, le représentant légal confirme le ou les contrats existants, afin d’accompagner la relance de l’entreprise en difficulté.

"Aujourd’hui, nous ne sommes pas du tout mobilisés comme d’autres sur le sujet", ajoute encore le patron de Thomas Cook, avant d’apporter une dernière nuance : "S'il y avait une opportunité ou un enjeu, on ne s’interdirait pas de regarder". Sans Boiloris, il dispose de 13 agences parisiennes aux couleurs de Thomas Cook/Jet tours, et de 59 au total en région parisienne.

Les candidats à la reprise ont jusqu’au 30 janvier pour déposer un dossier. Thalasso n°1 a manifesté un intérêt certain.

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