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A Bagdad, Aigle Azur veut croire que les affaires reprennent

La compagnie a inauguré ce week-end sa ligne directe entre Paris et la capitale irakienne. Elle espère attirer les chefs d’entreprise français, alors que la sécurité s’est améliorée et que les marchés de la reconstruction promettent d’être juteux.

A Bagdad, le week-end a été meurtrier : au moins 53 personnes ont été tuées dimanche lors d’une prise d’otages dans une église chrétienne. Coïncidence malheureuse, le massacre s’est produit le jour où Aigle Azur posait son vol inaugural entre Paris et la capitale irakienne. A bord, avaient pris place une soixantaine de chefs d’entreprise français, venus à l’occasion de la Foire internationale de Bagdad, accompagnés par Anne-Marie Idrac, la ministre française du Commerce, et plusieurs dizaines de journalistes.
La sécurité s’est pourtant largement améliorée depuis deux ans dans la ville. C’est le message qu’a répété l’ambassadeur de France en Irak, Boris Boillon. « Les entreprises françaises qui veulent faire des affaires peuvent et doivent revenir », a-t-il assuré. En étant la première compagnie à rouvrir des liaisons directes entre l’Europe et Bagdad, Aigle Azur veut parier que ce message sera entendu. Les vols, qui seront mis en machine d’ici fin novembre, devraient démarrer en janvier à raison de deux rotations par semaine. « On sait que la première année, on va perdre de l’argent, explique Meziane Idjerouidene, le numéro deux de la compagnie. Mais il y a une vraie demande. »