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Des routes dédiées au slow tourism

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C'est quoi l'idée ?

 

Vélo, cheval, marche à pied, train... Le slow tourism s'appuie sur des modes de transports peu ou pas polluants qui laissent le temps de la découverte. Il tente également de mettre en valeur les patrimoines naturels et culturels et de contribuer au développement économique local avec des hébergements dans de petites structures ou chez des paysans, des visites d'artisans ou encore des traversées de parc naturels. Pour favoriser cette forme de tourisme durable, plusieurs routes, comme Le chemin de Robert Louis Stevenson, ont été créés.

 

Qui le fait ?

 

Le Conseil de l'Europe a déjà décerné son label, Itinéraire culturel européen, à 24 circuits ayant une importance « symbolique pour l'unité, l'histoire, la culture, les valeurs européennes et la découverte de destinations méconnues » comme les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, la Route des Phéniciens ou la Via Francigena. Les états, collectivités et associations ont également leurs propres démarches. Fin 2009, la France a ainsi lancé le projet France Vélo Tourisme afin de développer les pistes cyclables et voies vertes.

 

Un projet qui prend vie

 

Il y a 20 ans, une poignée de passionnés créent l'association Sur le chemin de Robert Louis Stevenson avec pour idée de partager l'expérience décrite par l'écrivain dans son livre Voyage avec un âne dans les Cévennes. L'association travaille à fédérer les prestataires touristiques (hébergeurs, restaurateurs, agences de voyages, loueurs d'ânes, transporteurs, guides...) et les organismes institutionnels pour mettre en place un produit touristique durable autour du GR70, du Puy-en-Velay (Haute-Loire) à Alès (Gard). Le projet prend forme avec les premiers randonneurs et l'association met l'accent sur l'information, par exemple avec le lancement d'un site Internet qui regroupe toutes les informations pratiques pour créer son circuit et la promotion, grâce à des expositions et festivals. En 2003, une première étude comptabilise 15 000 nuitées liées au chemin et 1 000 journées de location d'ânes pour le transport des bagages. En 2010, le chiffre passe à 59 000 nuitées. Soit plus de 6 000 personnes voyageant près de 10 nuits et dépensant un total de 2,9 millions d'euros. Même si le nombre de randonneurs a baissé de près de 15 % en 2013, Gaëlle Moulinot, une des trois salariés de l'association, estime que c'est « un succès ». « On espère attirer de nouveaux randonneurs pour nos 20 ans, mais la capacité d'hébergement est limitée et on ne veut pas atteindre autant de touristes que les Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les sentiers sont fragiles et il ne faut pas dénaturer la région », conclut-elle.

250 km, C'EST LA LONGUEUR DE L'ITINÉRAIRE proposé par l'association Sur le chemin de Robert Louis Stevenson, du Massif central aux Cévennes.

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