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Prise en charge des coûts fixes : le plancher d’un million d’euros est « discriminatoire »

L’Unostra et les Entreprises du Voyage unissent leurs voix pour alerter le gouvernement sur la « situation dramatique » des autocaristes et des opérateurs de voyages.

Depuis mars 2020, l’activité touristique en France est au ralenti. Alors que la France est entrée dans une phase de troisième confinement, les entreprises du secteur voient leurs perspectives de reprise s’éloigner, notamment s’agissant des voyages à l’étranger. « 2 ans et demi à 4 ans, c’est la durée estimée pour retrouver les niveaux d’activités de 2019 », estiment l’Unostra* et les Entreprises du Voyage (EdV) dans un communiqué conjoint.

Un décret qui privilégie « les grosses structures »

Si l’Unostra et les EdV saluent le soutien économique apporté par le gouvernement, ils sont critiques à l’égard de certains critères d’éligibilité. « Le décret du 24 mars 2021 qui instaure un dispositif de prise en charge des coûts fixes à hauteur de 70% à 90% impose un plancher de chiffre d’affaires mensuel d’un million d’euros. En privilégiant les grosses structures, ce dispositif bafoue le principe d’égalité. Les opérateurs de voyages et les autocaristes, classés S1, ne peuvent accepter le caractère discriminatoire de ce plancher qui crée une distorsion de concurrence entre des acteurs exerçants le même métier. »

L’Unostra et EdV demandent donc « la suppression du plancher de chiffre d’affaires afin que toutes les entreprises (…) soient traitées équitablement ». Une requête qui perdure depuis plusieurs semaines, notamment pour aider les agences de voyages. Les deux organismes plaident aussi pour le déploiement du certificat numérique avant l’été.

*Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles

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