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Pédalo a encore frappé

La marque de vélos nautiques réclame à Australie Tours des indemnités pour l’emploi de ce terme, qui est une marque déposée, sur son site Iles de rêves. Depuis 2005, de nombreux tour-opérateurs et agences de voyages ont été pris pour cible par cette socié


Cela ressemble à du racket. La marque Pédalo a entrepris, par l’intermédiaire de son avocat Maître Galvaire, de réclamer des indemnités à tous les opérateurs, privés ou institutionnels, qui utilisent ce terme dans leurs brochures ou sur leur site. Depuis novembre 2005, l’avocat envoie des vagues de courriers, et vient de recommencer avec Australie Tours. Pour Eric Ridet, PDG du TO, cet avocat a trouvé une faille dans le système pour extorquer de façon légale de l’argent aux tour-opérateurs. La marque semble en effet fondée en droit à réclamer ces indemnités. Mais comme elle n’a pas encore mené un procès aux opérateurs, en tout cas pas à notre connaissance, rien ne permet d’affirmer avec certitude que la justice lui donnerait raison, notamment sur le montant des indemnités. Un grand nombre de tour-opérateurs a préféré transiger, en acceptant une transaction à l’amiable avec la marque. Ceux qui ont refusé de payer n’ont pas encore eu à subir de quelconques suites. Et tous ont cessé d’utiliser le terme.

Le Syndicat national des agents de voyages (Snav), contacté par plusieurs adhérents, a déjà pris plusieurs mesures l’année dernière. Il a d’abord recommandé de ne pas utiliser les termes comme Pedalo, Jacuzzi, Hobbie Cat sans autorisation de ces marques. Par ailleurs il a mené une étude juridique, à disposition des adhérents, pour les aider à prendre position. Le Snav ne compte cependant pas entreprendre une action juridique collective. Beaucoup de voyagistes ont déjà transigé avec cette marque. Il aurait fallu que nous soyons saisis par tous les TO concernés dès le début de l’affaire. Et même dans ce cas, lancer une action juridique de ce type n’est pas exactement dans nos attributions considère Georges Colson, président du Snav. Il estime néanmoins que les sommes demandées sont bien trop élevées eu égard à la bonne foi des agences et voyagistes qui ont utilisé ce terme Pedalo dans leurs brochures et sites internet.

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