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Malgré la reprise, la Compagnie des Alpes encore dans le dur

Pass sanitaire, inondations, … Le dernier trimestre de l’exercice en cours, pendant lequel l’activité de la Compagnie des Alpes (CDA) a été drastiquement réduite, renferme son lot d’incertitudes.

Malgré tout, et « compte tenu du contexte sanitaire », la CDA constate un niveau de chiffre d’affaires « satisfaisant […] depuis la réouverture progressive de l’ensemble des sites au cours du troisième trimestre 2020/2021 », à 37,2 millions d’euros. Un chiffre encore loin des 171,7 millions d’euros encaissés à la même période en 2018/2019, dernière année de référence.

Mais des performances qui confirment, « comme anticipé, la capacité de la CDA à exploiter pleinement le potentiel de reprise de l’activité dès la réouverture de ses sites », selon le groupe. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, marqués par une saison d’hiver quasiment blanche dans les domaines skiables et une fermeture de la plupart des parcs de loisirs de fin octobre jusqu’à début mai, et même début juin pour certains, le chiffre d’affaires atteint 68,8 millions d’euros, contre 669,9 millions d’euros lors des 9 premiers mois de l’exercice 2018/2019.

Le CA des domaines skiables en chute libre

L’impact des restrictions liées à la pandémie est même plus important cette année qu’en 2020, année pendant laquelle les domaines skiables ont été ouvert tout l’hiver ou presque. L’année dernière, le chiffre d’affaires consolidé du groupe pour les 9 premiers mois de l’exercice atteignait 483,4 millions d’euros pour la même période de l’exercice précédent qui n’avait été affecté par la crise sanitaire qu’à partir de mi-mars.

Pendant ce troisième trimestre, les domaines skiables sont restés fermés « par décision administrative » aux mois d’avril et mai, avant de rouvrir progressivement en juin, un mois d’activité marginale. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, le chiffre d’affaires des domaines skiables s’établit à 6,1 millions d’euros, contre 352,5 millions d’euros lors de l’exercice précédent.

Pour l’activité « parcs de loisirs », la tendance est plus encourageante, avec un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros sur le dernier trimestre, contre 10 millions d’euros l’année dernière. Le Parc Astérix, par exemple, a vu son niveau d’activité quasiment doubler sur ce trimestre par rapport à l’an dernier, à nombre de jours d’ouverture équivalent. Le chiffre d’affaires sur les 9 premiers mois de l’exercice ressort à 60,5 millions d’euros contre 113,2 millions d’euros lors de la même période de l’exercice précédent.

Besoins de trésorerie « sécurisés »

Reste le quatrième trimestre, désormais entamé, pour limiter la casse. Mais là encore, le contexte ne semble pas plus favorable aux activités du groupe. En effet, l’application du pass sanitaire dans les parcs de loisirs à compter du 21 juillet (du 30 août pour les salariés, et du 30 septembre pour les 12-17 ans) « pourrait pénaliser la reprise constatée jusque-là ». Par ailleurs, la Compagnie des Alpes ne peut pas encore envisager de dates de réouvertures pour ses parcs Walibi Belgium et Aqualibi, durement touchés par les inondations qui ont frappé la Belgique ces derniers jours.

L’incertitude plane donc sur la fin d’exercice. Cependant, la CDA, si elle n’avait pas prévue les inondations, avait anticipé que l’exercice 2020/2021 serait encore en dents de scie, marqués par les réouvertures, les fermetures, les ajustements. Le groupe a donc « sécurisé ses besoins de trésorerie grâce à la prorogation de son premier PGE (200 M€), à l’encaissement de la compensation partielle des coûts fixes des sociétés de remontées mécaniques (165 M€) et au succès de l’augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (231 M€) ».

Au 30 juin 2021, en cumulant la trésorerie disponible (442 M€), les lignes de découvert confirmées et non tirées (136 M€) et la ligne de crédit renouvelable disponible, le groupe disposait d’une position de liquidité de 777 millions d’euros. De quoi traverser encore quelques tempêtes… tout en continuant de penser à l’avenir de ses infrastructures.

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