Le gestionnaire des deux grands aéroports parisiens, Groupe ADP, a abaissé jeudi à 0,5% sa prévision de croissance du trafic aérien à Roissy et Orly pour 2026, en raison notamment des répercussions de la guerre au Moyen-Orient. Le groupe a expliqué dans un communiqué avoir tenu compte des chiffres du premier semestre pour revoir cette prévision, établie en février, soit avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Il tablait auparavant sur 1,5% à 2,5% de croissance en 2026.
Réductions des programmes de vols, hausse des prix du carburant
"Au premier semestre 2026, le trafic du groupe a été affecté par des réductions des programmes de vols liées au conflit au Moyen-Orient, à la hausse des prix des carburants, ainsi qu'à diverses contraintes opérationnelles sur certaines plateformes du groupe", a détaillé Groupe ADP. En mai, ses dirigeants se montraient encore optimistes. Au vu des programmes des compagnies aériennes pour l'été, le PDG Philippe Pascal ne percevait "pas d'impact majeur sur les réservations des billets et le volume du trafic". Beaucoup estimaient que Paris pourrait bénéficier du fait d'être perçu comme une destination sûre. Mais la croissance du nombre de passagers de Paris Aéroport (Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly) a été moindre qu'attendue au premier semestre, à 0,5% sur un an.

