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Les hôteliers antillais réclament une zone franche sans aucune taxe

Les professionnels martiniquais et guadeloupéens ont demandé, jeudi 17 janvier, à bénéficier d’importantes mesures d’allègement fiscal afin d’enrayer les fermetures d’établissements et de créer de l’emploi.

Les hôteliers de Martinique et Guadeloupe, réunis au sein du Groupement des investisseurs hôteliers des outre-mer (GIHDOM), réclament "la mise en place d'une zone franche totale d'activité avec zéro taxe frappant les emplois et l'outil de travail".

Dans un communiqué, ils souhaitent également "l'adaptation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) à l'environnement économique immédiat", c'est-à-dire en tenant compte de la concurrence des îles voisines de la Caraïbe, où la fiscalité est moins lourde. Ils veulent ainsi bénéficier d’un allègement du coût du travail de l’ordre de 25%, alors que le dispositif désormais en vigueur, mis en place par le gouvernement à partir de 2013, n’offre qu’une réduction de 6%.

4000 chambres perdues en 5 ans

Après avoir rappelé que "le tourisme est dans les DOM le principal secteur à l'export", ils réclament en outre "la résolution rapide de l'endettement social et fiscal des entreprises hôtelières". Pour rappel, la dette des hôtels antillais a fait l'objet, en 2011, d'une mission de médiation chargée d'étudier la situation financière des établissements du secteur et de trouver des solutions de rétablissement pour les plus en difficulté. 

Le GIHDOM décrit ses demandes comme des "mesures d'urgence" permettant d'assurer leur survie aux hôteliers par le retour à la compétitivité, "seule à même de maintenir et de permettre le développement de l'emploi dans l'hôtellerie". Pour les justifier, il évoque "les pertes significatives et récurrentes" enregistrées par l'hôtellerie des Antilles françaises. Des difficultés qui ont, selon lui, entraîné "la perte de 4 000 chambres en 5 ans, la perte de 10 000 emplois directs et indirects, et le départ des grands groupes hôteliers internationaux".

Ce secteur d'activité en Martinique et Guadeloupe "veut et peut enrayer les disparitions d'établissement et devenir fortement créateur d'emplois sitôt que le nouveau modèle économique sera mis en place", conclut le communique du GIHDOM.

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