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La surcharge carburant fait toujours débat

Selon les TO, la surcharge carburant est incluse ou non dans le prix des forfaits estivaux. Le débat reste ouvert entre simplification et transparence.

Le 14 février, le prix du baril de brut avoisinait 61 dollars, soit une certaine accalmie après la nouvelle flambée de janvier, liée à la crise iranienne. Du coup, les compagnies aériennes, dont on aurait pu craindre qu’elles réévaluent la fameuse taxe YQ (surcharge sécurité et carburant), continuent à s’en tenir au statu quo.

Pour autant les TO restent partagés sur la présentation de ce surcoût. Certains, comme Marmara, Jet tours ou TUI (ce dernier étant cohérent avec son parti pris d’afficher des prix TTC) l’ont intégré dans leurs tarifs été ou ne le mentionnent plus dans leurs brochures estivales. Plein Vent, qui se range parmi ces partisans de la simplification, se contente de préciser que ses prix ne comprennent pas une éventuelle hausse carburant à venir. Dans leurs conditions particulières de vente, tous ces TO se réservent en effet le droit de réviser leurs tarifs, en cas d’envolée du prix du baril. Nous pourrions continuer à sortir la hausse carburant et baisser ainsi artificiellement nos prix, pour apparaître plus compétitifs, remarque Laurence Berman-Clément, DG de Jet tours. Ce n’est pas notre choix. Nous avons établi nos tarifs estivaux en connaissance de cause, sans abuser. De son côté, Fram nage entre deux eaux, présentant un forfait obligatoire à ajouter au prix du voyage et incluant, entre autres (mais sans la détailler), la surcharge carburant.

Des clients avertis

A l’opposé, bon nombre de TO ont mis un point d’honneur à continuer à exclure la hausse carburant de leurs prix. Ainsi Kuoni, Asia, Look Voyages ou Vacances Transat. Nous l’avons diminuée, remarque Olivier Kervella, DG de Look, mais nous faisons apparaître son montant, pour plus de transparence. Plus véhément, Patrice Caradec, DG de Vacances Transat, montre du doigt les compagnies aériennes. Tant qu’elles continueront à ne pas intégrer cette surcharge, nous ferons de même car nous ne voulons pas apparaître moins compétitifs. Bref, le débat est loin d’être tranché. La bonne nouvelle, c’est que les clients sont avertis, échaudés l’an dernier par trois surcharges successives. Désormais, on nous demande systématiquement s’il y a une surcharge carburant à prévoir, c’est plus facile à gérer, témoigne David Vigier, de ETL Voyages à Limoges.

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