Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

La sécurité en question chez Air France

Le mystère du vol AF 447 reste entier et met Air France sous pression quant à ses procédures de sécurité. Des assises sont organisées dans ce but.

Le 1er juin 2009, l’AF 447, un Airbus A330-200 de la compagnie Air France reliant Rio à Paris s’abîmait en mer avec 228 personnes à bord. Un an plus tard, l’avion n’a toujours pas été retrouvé. La deuxième vague de recherche s’est en effet achevée la semaine dernière sur un échec. Le mystère du crash reste donc entier, mettant toujours plus la pression sur Air France, voire sur Airbus, que les associations de victimes accusent de « fuir leurs responsabilités ». Ce troisième accident en dix ans jette également le discrédit sur une compagnie qui se voyait comme la meilleure du monde. Aussi, tiraillées entre hypothèses à charge et rumeurs, Air France a dû se résoudre à revoir ses méthodes. Le livre du journaliste du Figaro, La face cachée d’Air France, qui accuse le transporteur d’avoir des « statistiques indignes de son standing » et qui en appelle à une « révolution culturelle » dans l’entreprise en matière de sécurité, a d’ailleurs provoqué une réponse pleine de modestie de la part du directeur général, Pierre-Henri Gourgeon, lors de la présentation des résultats annuels d’AF-KLM : « Air France respecte et respectera bien sûr toutes les réglementations », mais veut aller « au plus haut niveau » après le crash du Paris-Rio, avec la mise en place cette année d’un plan d’amélioration de la sécurité baptisé Trajectoire. C’est dans ce cadre que la compagnie donnera la parole à 300 pilotes les 9 et 16 juin lors d’assises sur la sécurité au Bourget. La direction promet que les pilotes pourront s’exprimer sans tabou sur la sécurité et sur la manière de faire évoluer les procédures. « Nous sommes prêts à nous remettre en cause », a lancé le DG. Une façon pour la compagnie d’éviter que le doute ne se transforme en opposition ouverte entre les dirigeants et les pilotes, à l’heure où la compagnie traverse une des plus graves crises de son histoire récente.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique