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La rentrée littéraire fait mal aux transporteurs

Deux livres brûlot sortent aujourd’hui sur le transport aérien, dont le modèle est jugé en faillite et un autre sur la SNCF, incapable de répondre aux exigences d’un marché en concurrence. Mais les agences sont épargnées.

Hasard du calendrier littéraire, aujourd’hui arrivent en librairie deux livres pamphlet sur les transporteurs aériens et ferroviaires. Le premier, intitulé « Compagnies aériennes : la faillite d’un modèle », est édité aux éditions L’Archipel et a été écrit par Jean-Louis Barroux, journaliste spécialisé dans l’aérien. Cet organisateur du Cannes Airlines Forum qui réunissait chaque année les représentants des grandes compagnies aériennes leur en veut d’avoir tué un modèle vertueux pour l’avoir remplacé par un autre qu’il décrit ainsi : « Pour compenser la concurrence accrue, attisée par les intermédiaires, dont on a supprimé la fidélité, les compagnies aériennes ont baissé leurs prix, non pas de l’équivalent des commissions versées auparavant (aux agences, ndlr), mais [ ] de l’ordre de 25 à 40 %, soit quatre fois le montant qu’elles étaient censé économiser . Ainsi le mépris de la profession (d’agent de voyages) qui faisait vivre le transport aérien a conduit ce dernier à saborder son système de prix et ne plus le contrôler du tout ». Si on ajoute la rapacité de toute une chaîne de profiteurs,  une politique marketing et tarifaire faite au détriment du passager, des corporatismes récurrents, des insuffisances structurelles et un vrai dédain pour le client, vous obtenez, selon Jean-Louis Barroux une industrie suicidaire et qui laisse la place aux low cost.
La SNCF n’est pas mieux lotie dans le livre de François Regniault, ancien salarié de la Société Nationale et ancien journaliste économique. Il livre un tableau noir du transporteur, met le doigt sur tous les dysfonctionnements, et les errements de la direction face à la concurrence qui se prépare et surtout face aux atermoiements de l’Etat sur son avenir.  « SNCF : la fin d’un monopole », aux éditions Jean-Claude Gawsewitch.

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