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Fram : le plan de restructuration a coûté 6M€

Les comptes consolidés du groupe Fram déposés au greffe font apparaître une perte nette de 35 millions d’euros sur l’exercice 2012. C’est bien plus que les 23,5M€ perdus en 2011, en partie à cause des coûts "supportés ou provisionnés" du plan de redressement de l’entreprise.

Fram aura finalement perdu bien plus d’argent en 2012 qu’en 2011. D’après les comptes annuels déposés le 9 août au greffe du tribunal de Commerce de Toulouse, le groupe a enregistré au cours du dernier exercice (clos au 31 décembre) une perte nette de près de 35 millions d’euros, soit 11,5 millions d’euros de plus que l’année précédente.

Cette aggravation des pertes est en partie due à une nouvelle dégradation du résultat d’exploitation : -22,6M€ en 2012, contre -19,6M€ en 2011, que le groupe attribue essentiellement à "une dégradation du résultat aérien et à une moindre fréquentation de [ses] hôtels" dans le contexte post-révolutions arabes. Dans le même temps, le chiffre d’affaires du groupe a augmenté, passant de 441,8M€ en 2011 à 455,5M€ l’an dernier.

Plus que 24,1M€ de capitaux propres à la fin 2012

Mais le résultat net de Fram est également lourdement pénalisé par 11,8M€ de perte exceptionnelle (contre -1,7M€ en 2011), dont plus de la moitié est liée au plan de restructuration lancé fin 2012, qui inclut notamment la suppression de 59 postes. "Les coûts supportés ou provisionnés" liés à ce redressement ont ainsi pesé pour 6,3 millions dans les comptes de l’exercice 2012.

Reste que les capitaux propres de l’entreprise ont encore fondu de manière spectaculaire l’an dernier : ils s’établissaient à seulement 24,1M€ au 31 décembre 2012, contre 59,1M€ un an auparavant et 85,1M€ deux ans plus tôt.

141,1 millions d'euros de dettes

Autre chiffre inquiétant : la dette atteignait à la fin de l’exercice 2012 les 141,1M€, contre 134,3M€ fin 2011. C’est presque exclusivement la dette d’exploitation qui a généré cette dégradation, puisque les dettes fournisseurs et comptes rattachés ont augmenté de 10M€ sur un an et les dettes sociales et fiscales de 2M€.

Dans ces conditions, 2013 ressemble plus que jamais à l’année de la dernière chance pour sauver le groupe. La vente de la filiale autocar (TRG), signée en décembre 2012 mais pas encore finalisée sur le plan financier, de même que celle des locaux du 3 rue du Poids de l’Huile à Toulouse (6 millions d’euros, donnés en garantie aux banques prêteuses le 30 juin 2013), auront une incidence positive sur le bilan de l’exercice 2013, qui sera clos au 31 décembre prochain. Mais Fram a besoin de bien plus d'argent pour stabiliser ses finances.

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