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Europe du Nord

Ce sont toujours les courts séjours qui tirent l’Europe du Nord vers le haut, même si 2003 marque un tassement par rapport à l’année 2002.

Au lendemain du 11-Septembre, les pays d’Europe du Nord avaient fait figure de destinations refuge et avaient renoué avec des flux de fréquentation largement positifs. 2003 reste sur la même tendance, même si on observe un tassement. Les touristes privilégient moins les déplacements de proximité qu’il y a deux ans, et se ré-aventurent davantage – en avion – vers des destinations plus lointaines. Du coup, les pays d’Europe du Nord ont un peu moins la cote. Ils restent néanmoins la zone d’exploration privilégiée des adeptes des courts séjours, désormais considérés comme une vraie ligne de produits et dont quelques voyagistes se sont fait une spécialité. Londres comme Amsterdam, Bruges, Bruxelles, Vienne ou Berlin sont dans le top ten des destinations week-ends, dopées par l’effet TGV, Thalys ou Eurostar. En 2003, les ventes de forfaits vers le Benelux ont ainsi progressé de 31 % chez les voyagistes membres du Ceto. C’est la meilleure performance de la zone.

Certes, les TO traditionnels, ont du souci à se faire, la vente de produits courts séjours étant un des fers de lance des agences en ligne. Rien de plus simple aujourd’hui pour un internaute que de réserver lui-même un aller-retour vers une capitale européenne, assorti de deux ou trois nuits d’hôtels. Un constat qui a fait jeter l’éponge à Kuoni il y a deux ans. D’autant que les réservations sur ce type de produits sont très souvent de dernière minute et imposent aux tour-opérateurs des dépenses d’énergie et de temps sans commune mesure avec la marge dégagée.

Courts séjours à Londres

Il n’empêche… Malgré la montée en puissance de Voyages-sncf.com, Expedia et Lastminute, certains voyagistes tirent particulièrement bien leur épingle du jeu sur ce segment pourtant délicat. C’est le cas exemplaire de Jet tours qui annonce quelque 40 000 clients en courts séjours, soit 15 % de sa clientèle totale (avec un forfait moyen d’environ 500 E), un chiffre qui progresse depuis quatre ans. Un succès qui ne doit rien au hasard, mais qui est le résultat d’un vrai travail en profondeur pour valoriser l’offre week-end, l’habiller, la thématiser pour la rendre plus attrayante. Les événements culturels, les expositions, les bonnes adresses, les hôtels de charme soigneusement sélectionnés, les bonnes tables recommandées sont autant de prétextes et de valeur ajoutée que le TO apporte et qui font la différence par rapport à un achat sec sur Internet.

Jet tours est ainsi en progression sur toutes les destinations nord européennes, tout comme Transeurope qui, en quatre ans, s’est imposé comme un challenger opportuniste et réactif. La filiale française du TO belge du même nom, a vu ainsi ses ventes s’envoler, notamment sur la Grande-Bretagne (7 711 forfaits), devançant ses grands concurrents Jet tours ou Euro Pauli.

On assiste au retour des destinations vertes

Autre voyagiste qui a mis les bouchées doubles, Boomerang, passé dans le giron de l’américain Travelocity (filiale de Sabre) : le TO (qui réalise la production Envie d’Escapades d’Accor Travel) nourrit de grandes ambitions de développement. Son site Internet professionnel qui a fait peau neuve en juin dernier, intègre le forfait en ligne sur mesure, le fameux package dynamique, proposé également par Go Voyages. La filiale d’Accor, qui a repris à son compte la production d’un des premiers TO a s’être distingué sur le court séjour (Frantour), avoue être un peu déçue pour l’instant par les résultats de son offre dynamique (qui permet d’intégrer dans un même dossier vol et prestations hôtelières). Mais, à l’évidence, l’avenir du court séjour passe en grande partie par le développement de cette technologie. De quoi bouleverser et doper davantage les ventes week-ends.

Vendues plus traditionnellement en séjours estivaux, l’Autriche et l’Irlande, deux destinations vertes qui avaient un peu souffert au début des années 2000, ont repris du poil de la bête. L’Irlande, déjà en vogue en 2002, dépasse le cap des 300 000 touristes français, tandis que l’Autriche, qui avait fait les frais de l’entrée au gouvernement du parti d’extrême droite de Jörg Haider il y a trois ans, semble avoir renoué durablement avec une fréquentation française en hausse. Les deux destinations correspondent bien à une demande du moment, mêlant nature et authenticité.

En thématisant leurs offres week-end, les TO parviennent à faire la différence en comparaison d’un achat sur Internet

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