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En agence, les salaires risquent de baisser

Les représentants syndicaux de la branche s’attendent à un gel des salaires en 2014.  Avec la mise en place de la prévoyance et de la mutuelle obligatoires, le salaire net de certains salariés pourrait baisser cette année.

Les représentants des salariés des agences de voyages et le Snav discuteront, cet après-midi, de la revalorisation des salaires dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). D’après la CFTC et FO, le Snav a "recommandé" un gel des salaires, invoquant les difficultés des entreprises et le coût de la mise en place d’une prévoyance et de mutuelles obligatoires au sein de la branche.

Si ce gel est confirmé et qu’un accord est trouvé pour la mise en place d’une prévoyance obligatoire, payée à moitié par les entreprises et à moitié par les salariés, un certain nombre d’employés des agences de voyages et des voyagistes risquent donc de voir leur salaire net diminuer.

Un accord sur des améliorations des contrats de prévoyance et de mutuelles

Pour la CFTC, "il est clair que le Snav a accepté de poursuivre les négociations, mais sur d’autres points que la revalorisation des salaires". Les syndicats espèrent donc trouver un accord sur des améliorations des contrats de prévoyance et de mutuelles.

Comme l’explique le syndicat, la branche compte près de 85% de femmes, dont beaucoup avec des enfants. "Il faudrait que cet accord sur les mutuelles puisse prendre en compte les besoins spécifiques des salariés de la branche", précise Ophélia Dufort, déléguée syndicale CFTC chez CWT France.

Le salaire minimum pourrait descendre en dessous du Smic

Le salaire minimum conventionnel garanti (SMCG) avait été fixé, le 1er avril 2013, à 1458,05 euros pour le groupe A (1er échelon) pour 151,67 heures de travail. Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), lui, est de 1445,38 euros mensuels depuis le 1er janvier 2014, soit seulement 12,67 euros de plus. En cas de revalorisation du Smic de 1% ou plus, le SMCG de la branche passerait donc en dessous du Smic. "Cela serait une première depuis 2008", explique Jean-Luc Letisse, délégué syndical FO chez Amex. De fait, le Snav et les syndicats avaient trouvé un accord, en 2008, pour que le SMCG reste supérieur au Smic.

"La branche est en difficulté et les entreprises ont peu de marges de manœuvre. Certes. Mais, dans le cadre de l'Adec (action de développement pour l'emploi et les compétences, ndlr) lancée en novembre dernier, les premiers résultats montrent que les patrons estiment que leurs salariés sont bien formés mais qu'ils ne sont pas assez armés pour être de meilleurs vendeurs. Si on ne revalorise pas les salaires, alors que dans la plupart des agences il n'y a pas de système de primes ou d'intéressement, cela ne va pas arranger le problème", ajoute Jean-Luc Letisse.

Le SMCG avait augmenté de 3,5 % en 2008, 1,7 % en 2009, 1% en 2010, 1,6 % en 2011, 2,4 % en 2012 et 1,2% en 2013.

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