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ÉDITO. Un bien curieux déploiement des tests antigéniques dans les aéroports français

Les annonces de la ministre de l’Écologie Barbara Pompili, lundi 2 novembre, ont de quoi surprendre…

Les tests antigéniques, toute l’industrie du voyage les réclament afin de concilier sécurité sanitaire et reprise du secteur du voyage. Message entendu au sommet de l’État, puisque le président Emmanuel Macron a promis son déploiement dès le mois de novembre. D’ailleurs, les aéroports de Marseille, Paris et Nice ont commencé.

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a effectué hier une étonnante annonce sur les tests antigéniques, en conférence de presse. « Nous mettrons en place à partir du 7 novembre dans les aéroports un test de dépistage obligatoire pour les passagers en provenance de l’ensemble des pays du monde, à l’exception de ceux en provenance d’États européens », a déclaré la ministre. « Les voyageurs seront testés à l’arrivée et auront leur résultat quelques dizaines de minutes après », sauf s’ils ont effectué un test PCR obligatoire de moins de 72h avant l’embarquement.

D’aucuns ont pourtant rêvé -à un beau projet d’harmonisation des tests rapides au sein de l’Union européenne. C’est (pour l’instant) encore raté.

Pourquoi « à l’exception des voyageurs en provenance d’États européens » ? Rappelons que « sauf exceptions, les frontières extérieures (à l’Europe) resteront fermées », a déclaré Emmanuel Macron mercredi 28 octobre, lors de l’annonce du reconfinement. En revanche, « nos frontières intérieures à l’espace européen resteront ouvertes », a aussi précisé le chef de L’État*.

C’est donc bien au sein même de l’Europe, dans ce continent où le virus circule très activement, que se situent d’importants enjeux. Si l’on a bien compris le discours du chef de L’État, les allées et venues des voyageurs en dehors de l’Europe seront réduits à leur portion plus que congrue.

D’aucuns ont pourtant rêvé -et j’en fais partie- à un beau projet d’harmonisation des tests rapides au sein de l’Union européenne (UE). Ou du moins d’un test pilote s’agissant de ces tests certes moins fiables que les tests PCR actuels, mais qui ont l’avantage de ne pas passer par la longue « case laboratoire ». C’est (pour l’instant) encore raté. Espérons que ce soit bientôt dans les cartons, pour enfin sortir de la cacophonie qui perdure au niveau des frontières…

*pour les seuls déplacements impérieux (ceux « ne pouvant être différés »), notamment dans le cadre de certains voyages d’affaires.

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