Le tourisme, troisième secteur le plus concerné par le paiement fractionné
Le paiement en plusieurs fois s’installe dans les projets de voyage des Français, qui y voient moins un crédit qu’un outil de gestion budgétaire, selon Floa.
Le voyage continue de s’affirmer comme l’un des terrains d’élection du paiement fractionné. Selon la 5e édition du baromètre publié par Floa et Kantar, réalisée sur la base d’une étude menée en février auprès de sept pays européens, 33% des utilisateurs français du « Buy Now Pay Later » (BNPL) y ont recours pour financer leurs déplacements et séjours. Un chiffre qui place le secteur touristique en troisième position des catégories les plus concernées, derrière l’électroménager (50%) et l’high-tech (47%), mais devant de nombreux autres postes de dépense.
Un usage différencié selon les profils
Ce qui a changé, c’est la logique qui sous-tend ces usages. Les Français ne fractionnent plus leurs achats touristiques par défaut ou par contrainte : ils le font dans le cadre d’une stratégie budgétaire réfléchie, selon l’étude. Parmi les utilisateurs du BNPL, 69% estiment que cet outil leur permet de mieux piloter leur budget. Ils sont autant à l’utiliser pour étaler le règlement d’un achat planifié à l’avance. Le voyage, achat coûteux par nature et souvent anticipé plusieurs semaines ou mois à l’avance, s’inscrit naturellement dans cette logique.
Pour rappel, en France, 69% des consommateurs ont désormais recours au BNPL, qui profite sûrement de l’incertitude économique. L’usage varie selon les profils : les moins de 40 ans sont 81% à l’utiliser, contre 63% chez les plus de 40 ans. Les actifs et les foyers avec enfants y recourent davantage, des catégories pour lesquelles le voyage représente souvent un poste de dépense significatif et difficilement compressible.
Intelligence artificielle : assistance, mais pas délégation
L’intelligence artificielle commence à s’inviter dans ces arbitrages. Encore cantonnée à des fonctions d’assistance en amont de l’achat, elle suscite néanmoins un intérêt réel : 31% des Français se disent prêts à l’utiliser pour comparer les prix, 32% aimeraient qu’elle leur signale le bon moment pour acheter. La Génération Z va plus loin : 37% souhaiteraient que l’IA les alerte sur un prix anormalement élevé et leur suggère d’attendre, une attente particulièrement pertinente sur un marché comme celui du voyage, où les tarifs fluctuent en permanence.
La délégation totale reste toutefois un horizon lointain : seuls 5% des Français accepteraient de confier leurs achats à une IA en totale autonomie.
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