Depuis la France, Royal Air Maroc suspend des liaisons vers Marrakech
Face à la hausse des prix du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient, la compagnie aérienne suspend provisoirement plusieurs liaisons entre le Maroc, l’Afrique centrale et l’Europe, dont la France.
En France, plusieurs liaisons opérées par Royal Air Maroc sont temporairement suspendues, notamment au départ de Marrakech vers Lyon, Bordeaux et Marseille. Ces dessertes, particulièrement fréquentées sur le segment loisir, figurent parmi les ajustements décidés dans un contexte de hausse des coûts du carburant.
Selon le dernier baromètre Digitrips/L’Écho touristique, établi pour le mois d’avril, le Maroc se classe en deuxième position sur le marché français des vols secs, derrière l’Espagne.
Dans un contexte de dégradation des conditions d’exploitation, la compagnie marocaine explique être contrainte d’adapter temporairement son réseau afin de préserver son équilibre économique. Dans un communiqué relayé par l’agence officielle marocaine MAP, elle évoque également un ralentissement de la demande sur certaines lignes, rendant leur maintien plus difficile.
Afrique centrale : plusieurs capitales concernées
Au total, plusieurs routes sont concernées vers l’Afrique centrale, avec des suspensions au départ de Casablanca vers Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé et Libreville.
En Europe, outre les liaisons françaises, sont également suspendues les lignes Tanger-Malaga et Tanger-Barcelone, ainsi que Marrakech-Bruxelles.
La RAM insiste sur le caractère provisoire de ces mesures. Il ne s’agit pas de suppressions définitives, mais d’ajustements susceptibles d’être revus en fonction de l’évolution des prix du carburant et de la demande.
La compagnie affirme par ailleurs mettre en place des solutions d’accompagnement pour les passagers concernés, avec des possibilités de réacheminement ou de remboursement selon les cas.
Enfin, détenue très majoritairement par l’État marocain, elle poursuit son plan de développement à long terme, qui prévoit notamment de porter sa flotte de 50 appareils actuellement à 200 d’ici 2037.