Fin des travaux du CDG Express ce lundi de Pentecôte
Le dernier raccordement des nouvelles voies du CDG Express sera effectué de samedi à lundi par les équipes de SNCF Réseau, « clap de fin » avant la mise en service de la ligne en mars 2027.
Pendant 72 heures, jusqu’au lundi 25 mai inclus, 300 opérateurs de SNCF Réseau ainsi que plus d’une soixantaine de personnels des entreprises partenaires Eiffage et Alstom se relayeront pour raccorder les 4,5 kilomètres de voies nouvelles.
Sept ans de travaux
Ces voies sont situées entre Gare de l’Est et La Plaine-Stade de France au poste de commandement de Saint-Denis, d’où seront pilotés toutes les installations et aiguilletages du CDG Express.
« Ce sera vraiment l’acte de naissance de la ligne physique, de l’infrastructure du CDG Express ce week-end (…). Ce sera le dernier grand jalon de sept ans de travaux pour SNCF Réseau », a affirmé Thomas Allary, directeur des grands projets chez SNCF Réseau, lors d’un point presse au poste de commandement, d’où sont déjà supervisés la ligne RER B nord, les lignes H et K ou certaines TER.
Lors de cette « opération délicate », des milliers de connexions informatiques seront réalisées et dix postes de signalisation seront modifiés et testés.
Démarrage le 28 mars 2027
Le CDG Express en construction doit relier la gare de l’Est à Paris à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle en vingt minutes, avec un passage tous les quarts d’heure de 05H00 du matin à minuit. Sa mise en service est prévue le 28 mars 2027.
L’objectif « est de doter Paris d’une nouvelle navette aéroportuaire directe, à l’instar des autres capitales internationales », a rappelé Baptiste Maurand, président du gestionnaire d’infrastructure CDG Express, à qui la concession a été confiée.
Le projet, porté par Aéroports de Paris, la Banque des territoires et SNCF Réseau a coûté au total 2,6 milliards d’euros, notamment financé par un emprunt de 2,2 milliards d’euros à l’Etat.
Selon SNCF Réseau, une partie importante des travaux, estimée à 500 millions d’euros, pour permettre d’améliorer les infrastructures utiles au RER B.
Un trajet qui n’est pas inclus dans le pass Navigo
Pour ses promoteurs, le CDG Express permet de fluidifier l’A1 avec une absorption de 15% du flux routier et de désengorger le RER B, ligne parmi les plus fréquentées en Europe et qui souffre de sa vétusté et des pannes régulières.
Pour ses détracteurs, c’est un « transport pour les riches », dont ne bénéficieront pas en priorité les usagers franciliens.
Initialement annoncé à 24 euros, le prix définitif du trajet, qui n’est pas inclus dans le pass Navigo, n’a pas encore été dévoilé par l’exploitant Hello Paris.