Comme nous l’annoncions hier, Intro Aviation, groupe d’aviation privé allemand, s’est porté acquéreur de la compagnie Corsair et devient l’actionnaire majoritaire. Concrètement, le 15 mars dernier, TUI France a cédé 100% des actions de Corsair à une holding irlandaise Diamondale. Cette société est détenue à 53% par la société Intro Aviation, à 27% par le groupe TUI, tandis que 20% sont réservés aux salariés de Corsair et détenus par l’intermédiaire d’une fondation dédiée (une stichting en droit néerlandais). Lors de cette opération, TUI a effectué une recapitalisation de 35 millions d’euros. « Nous avons commencé à nous intéresser à Corsair il y a quatre ans, explique Peter Oncken, le managing Director d’Intro Aviation. La compagnie a un positionnement très spécifique, des vols long-courriers vers des destinations attractives. Elle a un problème : sa flotte. » Pour remédier à cela, le nouvel actionnaire a mis en place un projet de croissance durable qui vise à porter à treize avions la flotte d’ici 2023, soit six avions supplémentaires. Chacun des trois B747 sera remplacé par deux Airbus. Trois Airbus A330-900 NEO ont déjà été commandés le 15 mars 2019 et arriveront dans la flotte d’ici 2021. Trois autres Airbus viendront compléter la flotte en remplacement des B747. Enfin, l’arrivée de trois nouveaux appareils est prévue entre 2021 et 2023.
Une flotte homogène et une remontée en gamme
« Le passage à une flotte modernisée et unique toute Airbus permettra de réaliser des économies considérables d’exploitation », se réjouit Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair. Le positionnement tri-classe sera conservé sur la nouvelle flotte, le lancement de la classe Business en 2017 ayant rencontré un grand succès. Le nombre de passagers à haute contribution devrait augmenter avec un passage à 20 places en Business et 21 sièges en Premium Grand Large. Ce nouveau projet devrait permettre à Corsair de bénéficier d’un programme de vols beaucoup plus productif et qualitatif, d’élargir son réseau en ouvrant de nouvelles destinations dont l’étude est en cours, tout en se concentrant sur les destinations actuelles à fort volume de trafic. « Dans un premier temps, nous ouvrons Miami le 10 juin, et Montréal va passer à quatre fréquences par semaine. Notre objectif est d’être en quotidien sur cette destination », remarque Pascal de Izaguirre.

