En cas de retard d’un vol, l’indemnisation due aux passagers incombe à celle qui a décidé de réaliser le vol et pas à celle qui a donné en location l’appareil et l’équipage. C’est ce qu’a jugé la Cour de justice de l’Union Européenne, le 4 juillet dernier. Dans les faits, des passagers avaient réservé auprès de TUIfly un vol allant de Hambourg à Cancún. Pour la réalisation de ce vol, TUIfly s’est servi d’un avion avec équipage qu’elle a loué (« wet lease ») auprès d’une autre compagnie aérienne, Thomson Airways.
Qui est le transporteur effectif ?
La confirmation de réservation indiquait que les réservations étaient émises par TUIFly, mais que le vol était « effectué » par Thomson Airways. Le vol ayant été très en retard les passagers ont demandé à Thomson Airways le paiement de l’indemnisation qu’ils estimaient leur être due conformément au règlement européen. Thomson Airways a refusé de verser cette indemnité au motif qu’elle n’était pas le transporteur aérien effectif au sens de ce règlement. TUIFly ayant assumé la responsabilité opérationnelle pour la réalisation du vol, l’action en indemnisation doit, selon Thomson Airways, être dirigée uniquement contre cette compagnie aérienne. La justice allemande a alors demandé à la Cour de justice européenne de préciser la notion de « transporteur aérien effectif ».

