Avant la crise, ils étaient 700 au sein de ce collectif créé en 2018. L’actualité du secteur du voyage pendant la pandémie, et notamment l’ordonnance sur les avoirs, a fait exploser les compteurs. A l’heure où nous publions cet article, 3968 membres ont rejoint ce très actif groupe de discussion sur Facebook. Sa vocation ? « Fédérer », « Maintenir le moral des troupes », « faire remonter des idées du terrain », répond Jean-Charles Franchomme, l’une de ses chevilles ouvrières. Le CDMV a même enfanté un autre groupe Facebook, « Je soutiens le collectif des métiers du voyage ».
« Nous ne sommes pas des Gilets jaunes »
Où se situe le CDMV par rapport aux autres groupes et organisations syndicales du secteur ? Respire – le tourisme de demain (3800 membres) « couvre l’après-demain. Nous, nous sommes dans la phase d’aujourd’hui et de demain », estime Jean-Charles Franchomme. Pas question non plus d’empiéter sur le rôle des Entreprises du Voyage (EdV). « Les EdV gèrent, parfaitement bien, les relations avec les ministères et les pouvoirs publics. Nous sommes en phase avec les actions menées par Jean-Pierre Mas, Valérie Boned, Corinne Palomino. Nous avons ainsi proposé une lettre-type à envoyer aux députés pour défendre nos intérêts. Nous sommes les petits soldats du terrain, qui avons rapatrié, fait et défait des dossiers depuis mars. Nous remontons des idées et des analyses. » Le responsable service groupe de Kit Voyages rappelle aussi l’existence d’un autre groupe plus technique, initialement créé depuis sept ans : le Helpdesk Officiel des Pros du Tourisme (3000 membres)*. Le Collectif compte-t-il, un jour, appeler à manifester pour se faire entendre ? Il y a eu quelques tentatives en ce sens (Bruxelles, Lille, Caen), mais avec très peu de participants. « Nous sommes là pour vendre du rêve, pas pour manifester. Nous ne sommes pas des Gilets jaunes. Nous avons eu la chance d’avoir l’ordonnance sur les avoirs. Nous sommes aujourd’hui dans la résilience, nous croyons en notre métier. Nous devons travailler main dans la main pour revaloriser notre profession. Pour travailler sur le rôle de l’agence de voyages. »

