Vang Vieng
« Posée sur les rives de la Nam Song – l’un des nombreux affluents du Mékong -, Vang Vieng coule des jours paisibles, loin de l’agitation de ce siècle. C’est sans doute cette atmosphère indolente qui attire de jeunes routards qui s’attardent quelques heures, quelques jours, parfois quelques mois… dans les nombreuses guest houses de la petite ville. Assoupis à des terrasses de cafés, sur les confortables banquettes, ils profitent des heu
Posée sur les rives de la Nam Song – l’un des nombreux affluents du Mékong -, Vang Vieng coule des jours paisibles, loin de l’agitation de ce siècle. C’est sans doute cette atmosphère indolente qui attire de jeunes routards qui s’attardent quelques heures, quelques jours, parfois quelques mois… dans les nombreuses guest houses de la petite ville. Assoupis à des terrasses de cafés, sur les confortables banquettes, ils profitent des heures les plus chaudes pour suivre leur feuilleton à la télévision ou surfer dans les cybercafés locaux. Sur la rivière, les Laos ont aménagé des pontons pour la baignade, le kayak, ou la navigation plus tranquille de grosses bouées dérivantes… C’est sur les berges de la Nam Song qu’il faut s’attarder, car comme partout ailleurs dans le pays, l’animation vient du fleuve nourricier. Les enfants s’y baignent et s’y lavent en riant, les hommes pêchent au filet ou au harpon pour les plus habiles, les buffles y pataugent. Un moulin à aube, un pont branlant qu’on reconstruit après chaque crue qui emporte le précédent, un motoculteur tuk-tuk qui enjambe de ses grandes roues le lit peu profond de la rivière, une parcelle de terre plantée de cacahuètes… Les scènes de la vie quotidienne s’esquissent en fines touches, à la manière d’un tableau d’art naïf.
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