« L’engouement pour la montagne l’été devient structurel » selon Alexis Gardy (Belambra)
Destinations, impact des incendies et des canicules : Alexis Gardy, président de Belambra, livre un premier bilan de la saison estivale 2026.
L’Écho touristique : Quelle sont les tendances globales de réservations dans vos 44 clubs Belambra cet été ?
Alexis Gardy : Sur le mois de juillet, nous sommes en légère croissance par rapport à l’année dernière, en chiffre d’affaires. Il est encore trop tôt pour partager les chiffres du mois d’août.
Quelles destinations ont tiré leur épingle du jeu ?
Alexis Gardy : À date, sur la période juillet-août, la Bretagne et la Normandie ont vraiment bien fonctionné, avec une croissance de plus de 10% par rapport à l’an dernier. Nous enregistrons aussi de bonnes performances sur les destinations classiques, dont les résultats sont en ligne avec ceux de 2025 : la Méditerranée, l’Occitanie et le Sud-Ouest. Surtout, la montagne réalise une très bonne saison chez nous, marquée par une hausse de 13% du chiffre d’affaires sur un an. Belambra possède 17 villages à la montagne, tous ouverts l’été, principalement dans les Alpes.
Quelles régions sont en baisse ?
Alexis Gardy : À date, aucune.
L’engouement pour la montagne traduit-il notamment la tendance coolcation, soit la recherche de vacances à la fraîche ?
Alexis Gardy : L’engouement pour la montagne l’été devient structurel. Nous l’observons depuis quelques années. Les épisodes de canicule influent un peu sur les choix des vacanciers. Mais l’attrait de la montagne est surtout lié à l’offre. Les opérateurs ont déployé de vrais efforts pour proposer de multiples activités, pas seulement des séjours sportifs. La formule tout inclus que nous proposons rassure et répond également à la demande des clients.
Quel a été l’impact des incendies sur votre activité globale ? Avez-vous constaté plus de réservations sur votre village de La Palmyre en Charente-Maritime, qui pourraient être des reports ?
Alexis Gardy : Nous n’avons pas eu d’impact direct. Aucun resort n’a été évacué. L’impact des incendies a été indirect, essentiellement lié à des difficultés d’accès en train ou en voiture. Sur le village de La Palmyre, nous n’avons pas constaté de réservations supplémentaires liées aux incendies.
Sur 44 resorts, vous en avez trois en Bretagne, un seul en Normandie, aucun dans les Hauts-de-France. Les vagues de chaleur vous encouragent-elles à rechercher des sites dans ces régions ?
Alexis Gardy : Si nous le faisons, ce ne sera pas uniquement en raison des vagues de chaleur 2026. Nous avons une stratégie de développement général en France, sur le produit club. Nous nous intéressons notamment à la montagne et au littoral.
En quoi les canicules ont-elles modifié les attentes des clients cet été ?
Alexis Gardy : Les canicules ont été particulièrement marquées dans des régions plus inhabituelles. Pour la première fois par exemple, des clients nous ont demandé de la climatisation en Bretagne.
L’été n’est pas fini. Comment se présente l’arrière-saison ?
Alexis Gardy : L’arrière-saison se présente plutôt bien, avec toujours une tendance à la réservation de dernière minute. Nous sommes confiants. Nous sommes ouverts jusqu’à la Toussaint. Donc, il reste un bel été indien à venir.